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Procès Erwan Guillard : 20 ans de prison requis pour être parti faire le djihad en Syrie

L'audience se poursuit jusqu'au lundi 26 mars. / © Benoit PEYRUCQ / AFP
L'audience se poursuit jusqu'au lundi 26 mars. / © Benoit PEYRUCQ / AFP

Le breton Erwan Guillard est jugé à Paris pour "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime d'atteinte aux personnes". En 2014, il apparaissait dans une vidéo de propagande de l'Etat islamique. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle.

Par Jeanne Travers avec AFP

Aujourd'hui âgé de 29 ans, ce Breton originaire de Redon (Ille-et-Vilaine) était parti faire le djihad dans les rangs de l'Etat islamique de décembre 2013 à juin 2014. Il jugé par la cour d'assises de Paris pour "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime d'atteinte aux personnes".

En 2014, le jour même de son retour de Syrie, Erwan Guillard se rendait à la police. Pas de quoi semer le doute chez l'avocate générale Sylvie Kachaner : "Je ne pense pas qu'il est revenu dans l'idée de se rendre. Je suis persuadée qu'il a compris qu'il était surveillé".


Dans ses réquisitions, Me Kachaner a demandé 20 ans de réclusion criminelle. C'est la peine maximale encourue pour ces chefs d'accusation.

Il n'est pas n'importe quel combattant. [...] Il prend plus ou moins la tête d'un groupe", estime l'avocate générale.


Me Kachaner a également mis en avant "la détermination" d'Erwan Guillard, qui a tenté une première fois de rejoindre la Syrie en 2012 avant de se raviser. Il y passera finalement près d'un an, d'août 2013 à juin 2014. "J'ai relevé une douzaine de combats, d'abord avec le Front al Nostra puis avec l'Etat islamique en Irak et au Levant", a-t-elle souligné. En 2014, M. Guillard apparaissait également dans une vidéo de propagande de l'Etat islamique. Plusieurs djihadistes français incitaient les personnes musulmanes à venir combattre.

"La prison a pour objet de protéger la société", a déclaré l'avocate générale. "Il n'est pas possible que leur système de pensée se soit inversé dans un délai aussi court", a-t-elle poursuivi.

Le procès se poursuit jusqu'à ce lundi 26 mars.


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