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Procès de Saint-Médard-sur-Ille : la responsabilité de la SNCF en question

La salle d'audience, lors du procès de l'accident ferroviaire de Saint-Médard - le 18/04/2018 / © Dessins : Gildas Chasseboeuf
La salle d'audience, lors du procès de l'accident ferroviaire de Saint-Médard - le 18/04/2018 / © Dessins : Gildas Chasseboeuf

Le procès de l'accident mortel de Saint-Médard-sur-Ille se poursuit devant le tribunal correctionnel de Rennes. Après le chauffeur du poids-lourd, entré en collision avec un TER en octobre 2011, ce sont les deux autres prévenus, la SNCF Mobilité et Réseaux, qui ont été entendus ce mercredi.

Par Krystell Veillard

La responsabilité de la SNCF dans la collision du 12 octobre 2011, qui a fait 3 morts et de très nombreux blessés, est aujourd'hui clairement montrée du doigt. Et en particulier par le biais de la question : pourquoi n'y a t-il pas eu de travaux depuis les précédents accidents ? Et en particulier l'accident de 2007, une collision entre un TER et un poids lourd, qui avait fait une quarantaine de blessés.

Département et SNCF se renvoient la balle

Pour répondre à cette interrogation, la SNCF et le Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine se renvoient la balle. La SNCF dit avoir attendu un diagnostic de sécurité de la part de l'autorité départementale pour engager des travaux, pourtant recommandés par le bureau d’enquêtes BEA-TT, au mois de décembre 2009. Pour Christophe Martins, vice-président de Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine, à l'inverse, la SNCF n'a pas pas toujours collaboré et plutôt traîné des pieds pour transmettre les documents nécessaires au démarrage du chantier. Ce que dément formellement l'avocat de SNCF Mobilité.

Procès de l'accident ferroviaire de St-Médard
L'interview de Philippe Valent, avocat SNCF Mobilité, recueillie par Eric Pinault et Thierry Bréhier


Des mesures de sécurité temporaires ?

N'était-il pas possible de prendre des mesures temporaires ? s'interroge le président du tribunal. Réduire la vitesse des trains à cet endroit par exemple, ou encore augmenter le délai du signal pour annoncer le passage du train aux véhicules arrivant au passage à niveau. Des recommandations pourtant déjà exprimées par le BEA, après l'accident de 2007. 
"Nous n'avions pas identifié le risque imminent avant 2011", répond le représentant de SNCF Réseau. Maître Catherine Glon, avocates de victimes, préfère parler de "négligences avec de lourdes conséquences".

Procès de l'accident ferroviaire de St-Médard-sur-Ille
L'interview de Catherine Glon, avocate de victimes - recueillie par Eric Pinault et Thierry Bréhier

La SNCF a t-elle tout mis en œuvre pour garantir la sécurité des voyageurs ? C'est bien ce que le tribunal entend établir lors de ce procès.

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