Qu'est donc devenue Fine, la Bretonne Pie-Noir, égérie du salon 2017 ?

Fine, c'est son petit nom, vache égérie du salon de l'Agriculture 2017. De race bretonne Pie Noir, elle venait du Pays de Redon. Pour cette nouvelle édition, c'est Haute, une Aubrac, qui lui a succédée, Mais Fine n'aurait manqué pour rien au monde, son retour dans la plus grande ferme de France.

Elle est de retour sur le salon, elle qui l'année passée en était la reine, Placardé partout dans Paris, comme symbole vivant de cette plus grande ferme de France. Aujourd'hui, la présence de Fine est beaucoup plus discrète, même si son éleveur Cédric Briand reste toujours très sollicité, pour parler des qualités de sa vache.

Une vache bourrée de qualités


Et des qualités elle n'en manque pas. Fine, c'est un tempérament de chef de troupeau parmi les 45 vaches de l'élevage, Sa place de star au salon l'an passé, ne l'a en rien empêchée de continuer à donner un lait riche et d'excellente qualité. Un produit bien adapté aux circuits courts et locaux. Cette année, comme tous les ans, elle a d'ailleurs donné naissance à un nouveau veau, son sixième. Neodresny est né au mois de septembre et se porte très bien, comme sa maman.


Le salon, un bel atout pour la race


Fine est une petite vache rustique de 8 ans, de couleur blanche et noire, très caractéristique des Pie-Noir, race traditionnelle bretonne. Les mensurations de la belle : 1,17 mètres de haut pour 529 kilos. Le fait d'avoir été désignée comme égérie en 2017 est un sacré atout pour la Pie-Noir, à qui le salon a apporté de la crédibilité et de la légitimité. Mais pas seulement aux Pie Noir, mais aussi à l'ensemble de ces races de vaches traditionnelles et locales. Et Fine est devenue en quelque sorte le porte étendard de toutes ces démarches de relocalisation de l'économie.


Un programme de sauvegarde de la Pie-Noir


La Pie-Noir a bien failli disparaître il y a quelques décennies, supplantée par des races à lait, beaucoup plus productives. En 1976, elle a bénéficié du premier programme français de sauvegarde d’une race bovine en péril. A cette époque, on ne comptait plus que 46 éleveurs et 311 animaux. Aujourd'hui, elles seraient environ 2 500 et principalement dans l'ouest de la France.


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