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Rapport de l'Anses : le métam-sodium interdit à la vente

La mâche est une variété de salade qui subissait beaucoup l'utilisation du métam-sodium / © AFP / FRED TANNEAU
La mâche est une variété de salade qui subissait beaucoup l'utilisation du métam-sodium / © AFP / FRED TANNEAU

Les produits à base de ce pesticide controversé n'ont plus l'autorisation d'apparaître sur le marché. L'Anses a déclaré que la substance était nocive pour le corps humain, et a donc décidé de bannir le métam-sodium des cultures maraîchères. 

Par Corentin Bélard


C'en est fini du métam-sodium. Il vient d'être interdit à la vente par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Celle-ci le définit comme une "une substance active présente dans des produits phytopharmaceutiques utilisés pour lutter contre les bioagresseurs, tels que les champignons" ou encore les vers de terre.
L'Anses a notifié aux industriels son intention de retirer les autorisations de mise sur le marché de tous les produits à base de métam-sodium et ces derniers ont dix jours pour faire part de leurs observations.

Cette décision annonce la fin des traitements à base de ce produit, déjà suspendu par le gouvernement depuis le 25 octobre.
 

Au cœur d'une polémique

Ce produit phytopharmaceutique est décrié depuis longtemps. Dans le Maine-et-Loire, il avait contaminé 70 personnes début octobre. 
Il est également responsable d'intoxications dans le Finistère plus récemment.
 


Il faut des quantités très importantes de métam-sodium pour qu'il soit efficace : "la dose d’emploi est comprise entre 300 et 1200 litres par hectare, ce qui représente près de 700 tonnes utilisées chaque année en France.
Chez l'humain, le pesticide a des effets irritants et corrosifs pour la peau, les voies respiratoires et les yeux.
"Après réévaluation, l’Anses conclut que l’ensemble de ces usages représente un risque pour la santé humaine et l’environnement", explique-t-elle dans son communiqué.

D'autres solutions existent pour remplacer le pesticide mais elles ne sont pas toujours concluantes. La solarisation, qui consiste à utiliser la chaleur du soleil pour
désinfecter les sols, est ainsi limitée en raison du climat, tandis que la désinfection à la vapeur est très gourmande en temps et en carburant.
 

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