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Simplification des autorisations d'exploitations en Bretagne : Greenpeace saisit le Conseil d'Etat

Des porcs dans un élevage des Côtes d'Armor / © F3
Des porcs dans un élevage des Côtes d'Armor / © F3

Greenpeace a saisi le Conseil d'Etat à propos d'un décret paru en décembre et qui vise officiellement à simplifier les procédures pour autorisation d'exploitation, notamment des élevages, mais dont l'association redoute des effets néfastes sur l'environnement, en particulier en Bretagne.

Par KV avec AFP


L'association Greenpeace a déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) pour faire annuler ce décret du 24 décembre 2018 au motif qu'il serait dénué "de toute base légale", a indiqué Suzanne Dalle, chargée de campagne agriculture. Greenpeace a déposé également un recours afin de faire annuler ce décret qui, "sous couvert d'une expérimentation (...) rogne la participation du public et affaiblit la protection de l'environnement", en particulier en Bretagne, où il y a "le nombre le plus élevé d'ICPE (installation classée pour la protection de l'environnement, c'est-à-dire susceptible d'avoir des impacts sur l'environnement) par habitants", selon un communiqué. Ces "ICPE" sont généralement des élevages de porcs, de volailles ou de bovins.
 

La Bretagne et les Hauts de France, les deux régions concernées

    
Deux régions sont concernées par cette "expérimentation" mise en place par le décret: la Bretagne et les Hauts de France. "La 'simplification' en question consiste à supprimer purement et simplement l'enquête publique au profit d'une phase de 'concertation' dématérialisée par voie électronique (...) Le commissaire enquêteur est évincé dans cette simplification alors que cet acteur indépendant joue un rôle fondamental d'information pour le public", considère Greenpeace.    
 

"Face à la crise des marées verte, interdire les fermes-usines"   


"Face à la crise et aux marées vertes, la première mesure (pour l'Etat, ndlr) devrait être d'interdire toute nouvelle ferme-usine, en particulier sur le territoire breton", écrit Greenpeace. Un plan de lutte contre les algues vertes "ne sert à rien si l'on ne s'attaque pas à la cause du problème, le modèle ultra-productiviste de la région", poursuit le communiqué. La Bretagne, "avec seulement 6% de la surface agricole française, rappelle le texte, est la première région pour la production de lait, d'oeufs et de viande de porc, de volaille et de veau".   
    

Les algues vertes de retour cet été sur quelques plages bretonnes


Plusieurs baies bretonnes sont de nouveau envahies cet été par des algues vertes mais moins de 5% du littoral breton est cependant concerné par ce phénomène, documenté depuis 50 ans. En se décomposant, ces algues libèrent du sulfure d'hydrogène (H2S), gaz potentiellement mortel. Ces algues vertes, présentent en mer à l'état naturel, prolifèrent du fait des excès de nutriment charriés par les rivières, notamment d'azote, utilisé en agriculture (engrais et déjections animales).


 

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