C'est une opération qui se prépare depuis six mois : gérer les communications et les réseaux sur le parcours du Tour de France. Sur les lignes de départ et d'arrivée, une infrastructure équivalente à un petit village. C'est la spécialité d'Orange Event, avec le renfort de 600 collaborateurs.
Henri Terreaux prépare son 21e Tour de France depuis six mois, avec les salariés d'Orange Event Solutions. Puis il a recruté les collaborateurs locaux. Beaucoup de fidèles qui ont à leur actif un certain nombre de Tour de France.
Ils sont une soixantaine dans l'Ouest cet été : des techniciens rompus aux grands événements comme le Festival de Cornouailles ou les Vieilles Charrues.
Les journalistes sont de plus en plus gourmands
Mais avec le Tour de France, ses trois arrivées et ses trois départs en Bretagne, on change de braquet. "Le Tour de France, ce sont 1,4 millions de connexions dans la course en trois semaines" précise Henri Terreau, ou si l'on préfère, "71 millions de vidéos vues". Qu'il aura avant fallu transmettre.
Des centaines de kilomètres de fibres
Il faut dire que les quelque 2000 journalistes "sont de plus en plus gourmands" explique Henri Terreaux, qui doit superviser l'installation de 275 kilomètres de fibres sur les zones de départ et d'arrivée, afin d'assurer la liaison entre les cars-régie et la salle de presse, vers le coeur du réseau.Certaines de ces fibres sont temporaires, d'autres sont permanentes, "comme à Sarzeau, où l'on a raccordé en plus le collège".
Des anecdotes, Henri Terreaux en a des kilomètres. Mais aucun souvenir plus marquant que "lorsque 24 heures avant l'arrivée sur le mont Ventoux, Christian Prudhomme me dit: 'Henri, finalement on va mettre la ligne d'arrivée 100 mètres plus bas' ".
"Imaginez un peu le chantier. Installer la ligne d'arrivée et tout ce qu'il y a autour, cela commence à 5 heures du matin. À 6 heures, on câble les 500 lignes Numéris qui raccordent les 120 cars-régie". Autour de 9h, c'est l'équivalent de l'infrastructure d'un petit village qui aura été mis en place.
Inversement, si les conditions ne sont pas idéales, Henri Terreaux est l'une des rares personnes à pouvoir faire déplacer la ligne d'arrivée de quelques mètres.
Autour de lui, 600 collaborateurs d'Orange vont se relayer jour et nuit pour que tout roule.
Michel, cadre technique à Quimper, fait partie de ses fidèles rompus aux pépins de dernière minute, "aux orages, aux boîtiers qui prennent l'eau". "On représente plein de métiers différents, car il faut être capable de gérer tout type de problème" explique-t-il.
Un esprit d'équipe
Des binômes qui d'une année sur l'autre se retrouvent, partagent les kilomètres, les chambres d'hôtel, la fatigue accumulée, "et au final un esprit d'équipe, des valeurs de solidarité, que je fais partager le reste de l'année à mes équipes".À Quimper, c'est sûr, sa famille et les enfants seront au rendez-vous pour voir passer le peloton, et "plutôt que de finir au resto, on va faire un grand barbecue dans le jardin avec les équipes".
Avant de monter à nouveau une ligne de départ ou d'arrivée, et de connecter la grande boucle à ses millions de fans.