Un 7 ème jour de grève SNCF en vue mardi

© G. Fraize
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Le Premier ministre Manuel Valls est resté ferme vis-à-vis des cheminots (le débat parlementaire sur la réforme ferroviaire aura lieu comme prévu à partir de mardi) :  la grève est reconduite demain mardi.

Par AFP

La CGT et de Sud-Rail ont été reçus ce lundi par la direction de la SNCF pour la première fois depuis le début de la grève, pour évoquer la politique sociale de l'entreprise.
Réunis en assemblées générales, les cheminots ont cependant reconduit leur mouvement pour mardi "à une large majorité", selon la CGT.

Manuel Valls reste ferme

Cette réforme est "indispensable", cette grève "n'est pas utile et pas responsable, surtout un jour de bac", avait déclaré M. Valls. "On n'en voit pas le sens alors que le dialogue est maintenu et que la porte du gouvernement reste ouverte".

A la suite des discussions la semaine dernière entre le secrétaire d'Etat aux Transports Frédéric Cuvillier et les syndicats, dans la grève ou non, "des avancées ont été obtenues", que l'Unsa et la CFDT ont avalisées, estime M. Valls. La grève a continué de s'effriter avec un taux de participation en recul à 14%.
Elle était de 27,64% mercredi dernier. "15.000 personnes ont repris le travail depuis mercredi" et "86% des cheminots sont au travail aujourd'hui, selon la direction. Cette grève "est très minoritaire même si elle génère des perturbations importantes", le conflit étant "concentré sur les conducteurs et les contrôleurs", a-t-elle expliqué.

La grève continue, les avis divergent

Selon le président de la SNCF Guillaume Pepy le coût estimé de cette grève est évalué "déjà 80 millions d'euros", entre le manque à gagner des trains ne circulant pas et l'indemnisation exceptionnelle des voyageurs abonnés.

"Il faut que cette grève s'arrête", a également plaidé le patron de la CFDT Laurent Berger. Selon lui, il commence à y avoir "un peu de tension dans les dépôts" entre grévistes et non grévistes.

Des associations d'usagers ont également fait entendre leur voix. Ainsi, l'Association des voyageurs usagers des chemins de fer (Avuc) a "déploré le jusqu'au-boutisme des organisations syndicales à l'origine de ce mouvement". Après avoir appelé vendredi à "la grève du billet" pour manifester son mécontentement, elle réclame "une indemnisation à la hauteur du préjudice subi", même si la SNCF a consenti une remise forfaitaire sur les abonnements en juillet.



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