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Plus de 6000 manifestants dans les rues en soutien aux salariés de Fenwal

Plus de 6000 personnes ont manifesté le 25 octobre à La Châtre, dans l'Indre, pour soutenir les salariés de l'entreprise Fenwal. / © F3 Centre
Plus de 6000 personnes ont manifesté le 25 octobre à La Châtre, dans l'Indre, pour soutenir les salariés de l'entreprise Fenwal. / © F3 Centre

Plus de 6000 personnes ont manifesté samedi à La Châtre, dans l'Indre, pour soutenir les salariés de l'entreprise Fenwall, menacés par un plan de suppression de 338 emplois sur 461, en raison de l'arrêt de la production de poches à sang.

Par AFP/ LA

Plus de 6 000 manifestants pour sauvegarder l'emploi

Vêtus de leurs combinaisons blanches, les salariés, dont chacun avait dans le dos un numéro allant de 1 à 338, portaient des pancartes "je suis le prochain", écrites en français et en allemand, car l'usine Fenwal est la propriété du géant allemand du matériel médical Fresenius Kabi. 

"Nous sauvons des vies, sauvez les nôtres", scandaient notamment les manifestants. De nombreux enfants brandissant des affichettes "sauvez l'emploi de mon papa (de ma maman)"  participaient au cortège. Ils ont été rejoints par des habitants de la Châtre, où des commerces avaient baissé leur rideau par solidarité. Des habitants de Lacs, où est située l'usine Fenwal, avaient eux-aussi fait le déplacement.

A l'issue de la manifestation, 338 salariés se sont laissés tomber sur le sol un à un, entourés des élus. Le maire de la Châtre Nicolas Forissier (UMP)  a ensuite appellé la population à "ne rien lâcher" pour la défense de Fenwal, troisième employeur privé du département.
Mobilisation en faveur de l'emploi Fenwal

Les élus ont le sentiment d'avoir été floués ​

Comme le personnel et bon nombre d'élus locaux, le maire de la Châtre a le sentiment d'avoir été "berné" par la décision de Fresenius Kabi d'arrêter, d'ici la mi-2015, la production de poches de sang, activité historique du site, et de n'y maintenir que 123 emplois dans une activité de produits de sécurité transfusionnelle.
Le 17 octobre, les élus et le préfet de l'Indre avaient exigé du géant allemand qu'il trouve une "alternative industrielle" pour éviter les 338 suppressions d'emplois. "Je ne peux pas imaginer qu'un groupe de cette importance, qui fait un milliard de bénéfice net par an, ne puisse pas trouver une activité industrielle de substitution permettant de maintenir l'emploi sur ce site", avait alors déclaré M. Forissier.
"Un groupe de 200.000 salariés et de 20 milliards de chiffre d'affaires est en mesure de trouver une alternative", avait renchéri le préfet de l'Indre, Jérôme Gutton. Selon lui, "les dirigeants allemands n'ont pas exclu d'autres pistes" que l'arrêt pur et simple de la production de poches à sang, mais sans donner plus de précision sur un éventuel projet alternatif.



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