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Déplacement des “Fenwal” en Allemagne : les salariés rentrent sans certitudes

Le site Fenwal, à Lacs, dans l'Indre. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP
Le site Fenwal, à Lacs, dans l'Indre. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP

En lutte depuis 4 mois et l’annonce de la suppression de 338 postes sur le site Fenwal de la Châtre, dans l’Indre, les salariés étaient ce lundi au siège du groupe Fresenius-Kabi, en Allemagne. Leur manifestation et leur rencontre avec la direction n'ont rien donné.

Par Eloïse Bruzat

Pas de réponses concrètes et des échanges respectueux mais tendus. La réunion qui s'est tenue ce lundi matin au siège de Fresenius-Kabi entre le collectif pour le maintien de l'emploi et de l'activité sur le site Fenwal de la Châtre et les dirigeants du groupe n'a débouché sur aucun compromis. Après 2h30 de discussions, les salariés ont regagné leurs bus et repris la route de Lacs, dans l'Indre. 

Les "Fenwal" étaient venus demander des garanties sur la réindustrialisation du site et le paiement de plusieurs de leurs jours de grève. Le groupe allemand n'a esquissé aucun changement de stratégie mais prévoit de faire des annonces dans le courant du mois. 

Voyage de la dernière chance

Partis dimanche matin en bus vers la banlieue de Francfort, les "Fenwal" ont passé une partie de la journée au siège du groupe Fresenius-Kabi, ce lundi. Sur les 461 salariés que compte le site, une centaine d'entre eux a fait le déplacement à Bad Hombourg, en Allemagne. Il s'agit des membres du collectif pour le maintien de l'emploi et de l'activité sur le site Fenwal de la Châtre, accompagnés de plusieurs élus indriens.

Vêtus d'une blouse blanche ornée d'un cœur, les salariés investissent le hall du groupe allemand Fresenius-Kabi. / ©
Vêtus d'une blouse blanche ornée d'un cœur, les salariés investissent le hall du groupe allemand Fresenius-Kabi. / ©

Sauver des emplois

Décidée il y a plusieurs mois, cette action visait à obtenir des garanties sur l'emploi à l'usine de Lacs, à côté de la Châtre.  Le 16 octobre dernier, la direction annonçait aux salariés un plan social avec 338 licenciements, suite à la perte d'un marché avec le Canada.

Aujourd'hui, un plan de sauvegarde de l'emploi est en cours. Des négociations sur le montant des primes de licenciement se déroulent depuis plusieurs jours sur le site, entre la direction et le comité d'entreprise. 

17.000 salariés travaillent au siège

A Bad-Hombourg, Fresenius-Kabi emploie 17.000 personnes et fait vivre une grande partie des habitants de la ville. Spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de produits de perfusion et de nutrition clinique, cette filiale dispose de plusieurs sites de production en Europe. En France, elle compte le site de Lacs, celui de Brézins en Isère et l'usine de Louviers, dans l'Eure. Cette entité fait partie du groupe Fresenius, présent dans près de 160 pays grâce à l'existence de sociétés affiliées. Son chiffre d'affaires s'élevait à 20,3 millions d'euros en 2013.
Restés à Lacs, quelques salariés ont tenu un piquet de grève. / © D. Jouillat
Restés à Lacs, quelques salariés ont tenu un piquet de grève. / © D. Jouillat


Quatre mois de lutte

L'action du jour en Allemagne fait suite à de très nombreuses mobilisations des salariés et de leurs familles ces derniers mois. Entre débrayages, manifestations et rendez-vous au ministère des finances, les "Fenwal" se démènent pour éviter un plan social dans leur entreprise. Ils ont déjà obtenu que les lettres de licenciement soient envoyées après le 30 juin 2015. 

Grève et mobilisation à Lacs

Pendant qu'une partie de leurs collègues se mobilisaient en Allemagne, des employés du site de Lacs ont débrayé ce lundi. Ils étaient une vingtaine à tenir un piquet de grève devant l'usine lundi matin.

► DIAPORAMA : Une journée de mobilisation à Bad-Hombourg pour l'avenir de Fenwal (C. Lacroix)

Les Fenwal manifestent à Bad-Hombourg, en Allemagne





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