Nouveau projet de plan social chez Fenwal : l'attente

Le site de Fenwal, à Lacs, près de La Châtre (Indre). / © F3 Centre-Val de Loire/S. Dosne
Le site de Fenwal, à Lacs, près de La Châtre (Indre). / © F3 Centre-Val de Loire/S. Dosne

Le Collectif pour le maintien de l'emploi et de l'activité sur le site Fenwal de la Châtre appelait à une mobilisation des salariés jeudi matin, jour de l'examen en comité d'entreprise du projet de plan social. 338 emplois sont menacés de suppression dans l'entreprise de poches à sang [mis à jour].

Par EB/ET

La direction de Fenwal déposera vendredi un nouveau projet de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) à la Direccte, la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi. Une nouvelle mouture après que le projet initial de suppression de 338 postes eut été retoqué par la Direction régionale du travail en avril dernier. Les services de l'Etat auront trois semaines pour l'examiner.

Les salariés n'ont pas débrayé 

Dans un communiqué publié mercredi, le Collectif pour le maintien de l'emploi et de l'activité sur le site Fenwal de la Châtre annonçait une "possible" mobilisation des salariés jeudi matin, en marge du comité d'entreprise.

"Les salariés sont prêts à de possibles actions dès le début de la matinée. Ces actions pourront aller jusqu’à une occupation du site pour contraindre la direction à négocier", indiquait le collectif. Aucune mobilisation n'a toutefois perturbé l'activité sur le site de Lacs, jeudi matin, selon l'une de nos équipes, sur place.

Suite à la réunion du comité d'entreprise, le collectif a déclaré "approuver et soutenir les décisions du comité d’entreprise qui vient d’émettre des avis défavorables sur ce PSE" et "demande que les élus et l’Etat mettent tout en ouvre pour obtenir le rejet de ce PSE".

50 emplois en suspens

Avec ses 461 salariés, l'entreprise de produits pharmaceutiques est spécialisée dans la fabrication d'accessoires de transfusion sanguine. Une activité que souhaite arrêter la maison-mère, le groupe allemand Fresenius-Kabi.

Si près de 300 postes sont pour l'heure menacés de suppression, ce chiffre pourrait être revu à la baisse en cas d'obtention d'un marché de l'Etablissement français du sang par l'entreprise indrienne.

Depuis l'annonce du plan de suppression de postes, en octobre dernier, élus de l'Indre et personnel de l'usine de La Châtre restent mobilisés. Le 25 octobre, plus de 6.000 personnes avaient ainsi manifesté dans les rues de La Châtre pour soutenir les salariés de l'entreprise Fenwal. Des manifestants mobilisés une nouvelle fois début mars en Allemagne, à Bad-Hombourg, siège de la maison-mère Fresenius-Kabi.

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