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Agression des gardiens de prison de Vendin-le-Vieil : deux syndicats appellent à un “blocage total”

La prison de Saran (Loiret) / © France 3 CVDL
La prison de Saran (Loiret) / © France 3 CVDL

Après l'agression des gardiens de prison par le terroriste Christian Ganczarski jeudi 11 janvier à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), deux syndicats appellent au "blocage total" des prisons lundi 15 janvier

Par E.C avec AFP

Agression de Vendin-le-Vieil : l'appel au "blocage total" des prisons lundi 15 janvier


Après l'agression de surveillants de prison à Vendin-le-Vieil vendredi janvier à Vendin-le-Vieil, le ton se durcit. Lundi 15 janvier, un eimportante journée de mobilisation est prévue. Deux syndicats appellent à un "blocage total" des prisons. 


Ils dénoncent le "laxisme" des gouvernements successifs

Dans un tract commun, le syndicat majoritaire de la profession, l'Ufap-Unsa Justice, et la CGT Pénitentiaire ont dénoncé le "laxisme" des gouvernements successifs face au traitement des détenus radicalisés les plus violents, et appelé "l'ensemble des personnels pénitentiaires (...) à participer aux actions de blocage total des structures". Les syndicats critiquent en particulier le récent allégement des conditions de détention de l'agresseur, Christian Ganczarski, un islamiste allemand considéré comme l'un des instigateurs de l'attentat contre la synagogue de Djerba (Tunisie), qui avait fait 21 morts en avril 2002.

Cet ancien cadre d'Al-Qaïda, condamné à 18 ans de réclusion criminelle, effectuait la fin de sa peine dans cette prison ultra-sécurisée qui doit accueillir prochainement Salah Abdeslam, dernier survivant des commandos des attentats du 13 novembre 2015, lors de son procès en Belgique en février. 

Le débrayage de vendredi 11 janvier bien suivi

L'Ufap-Unsa Justice avait appelé vendredi à cesser temporairement le travail dans toutes les prisons dès l'aube en solidarité avec les surveillants de Vendin-le-Vieil, blessés à l'arme blanche. "Plus d'un tiers" des 188 établissements pénitentiaires français ont été touchés par des débrayages de 15 à 20 minutes en général, a indiqué à l'AFP en fin de journée. 
En région Centre-Val de Loire, des retards de prise de travail ont été constatés dans les prisons de Saint-Maur (Indre), Bourges, Saran (Loiret), Blois (Loir-et-Cher) et Tours (Indre-et-Loire), selon FO.

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