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En Centre- Val de Loire, les châteaux rivalisent d'idées pour attirer les touristes et ça marche !

© F3CVDL - Pixabay
© F3CVDL - Pixabay

Expositions originales, festivals, chasse au trésor : les châteaux de la région Centre-Val-de-Loire, qu'ils soient publics ou privés, rivalisent d'idées pour attirer les touristes et la recette fonctionne, avec une fréquentation en hausse chaque année.

Par Fabienne Marcel

En 2018, cinq millions de personnes ont visité les principaux châteaux de la région, en augmentation de 5% par rapport à l'année précédente, selon l'Office régional du tourisme du Centre-Val-de-Loire.
Rien que pour les quatre premiers mois de l'année 2019, cette augmentation est de 9%Une année 2019 particulièrement marquée par les propositions du château de Chambord, propriété de l'État, qui fête ses 500 ans avec des expositions ambitieuses. Celle sur sa genèse, illustrée par des dessins de Léonard de Vinci, a déjà attiré les foules, notamment pendant le weekend de l'Ascension.   Ce domaine, l'un des plus fréquenté de la région, a accueilli en 2018 pas moins de deux millions de visiteurs, dont la moitié ont visité le château. Depuis peu, pour inciter les visiteurs à entrer dans le château, une nouvelle exposition sur la "Cour itinérante de François Ier" y montre les meubles, tentures et tapisseries qui suivaient le monarque.

Le tourisme, auquel les châteaux participent activement dans cette région, est une manne non négligeable pour les différents départements et ainsi dans le seul Loir-et-Cher, où se trouve Chambord, les touristes ont dépensé 162 millions d'euros en 2017 et rapporté 1,665 millions de taxes, selon une étude du conseil départemental. La grande majorité des visiteurs des châteaux de la région sont des Français, ce qui oblige à se renouveler régulièrement, et les touristes étrangers sont pour leur part majoritairement européens, selon les chiffres de l'Office du tourisme.
    
 

Du jazz à la chasse au fantôme 

A Chenonceau (Indre-et-Loire), les propriétaires privés ont fait le pari de se renouveler cette année en ouvrant une apothicairerie semblable à celle qui y existait au XVIe siècle, quand la reine Catherine de Médicis y habitait et y avait accueilli le savant Nostradamus. Ce château, comme bien d'autres, fonctionne sur des fonds propres. Aussi "nous avons intérêt à ne pas être trop mauvais en promotion et en programmation", explique Marie-Caroline Darrasse, directrice de la communication, en présentant les 200 bocaux, pots ou mortiers de l'apothicairerie.

De même à Cheverny (Loir-et-Cher), le château multiplie les activités avec notamment un week-end vénitien prévu les 22 et 23 juin, un festival de jazz le week-end suivant ou encore une exposition d'oeuvres du sculpteur suédois Gudmar Olovson à l'automne.  "On fait çà avec nos goûts et nos ressentis", explique Constance de Vibraye, propriétaire du château. Du jardin de tulipes au festival des chapeaux en passant par la sculpture, le tout en maintenant les expositions sur Tintin (le château a servi de modèle au dessin de Moulinsart par Hergé) ou les briquettes Lego, "on fait des choses qui nous plaisent", dit-elle après avoir accueilli 450.000 visiteurs en 2018.
D'autres parient sur des recettes éprouvées comme Chaumont, propriété de la région, où se déroule chaque année le Festival des jardins. Ils proposent durant la saison estivale des visites nocturnes éclairées par de seules diodes luminescentes jusqu'à minuit. 

Beaucoup de châteaux dépoussièrent leur image en multipliant les initiatives pour attirer à eux les familles et séduire les plus jeunes: chasse au fantôme et chasse au trésor à Villesavin (Loir-et-Cher), ou encore un spectacle
nocturne, "Les nuits fantastiques", à Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire). La région Centre/Val-de-Loire compte officiellement 583 châteaux ou manoirs considérés comme des monuments historiques. Selon l'Office régional du tourisme, 228 sont ouverts au public, parfois pour des périodes limitées.

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