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Centre-Val de Loire : les réactions politiques après la fermeture de cinq centres de formation AFPA

Le centre de formation de l'AFPA à Veigné (Indre-et-Loire), l'un des cinq sites dont la fermeture a été annoncée ce jeudi. / © France 3 CVDL
Le centre de formation de l'AFPA à Veigné (Indre-et-Loire), l'un des cinq sites dont la fermeture a été annoncée ce jeudi. / © France 3 CVDL

Après l'annonce de la fermeture de cinq centres AFPA dans la région Centre-Val de Loire, les réactions sont nombreuses.

Par Isabelle Racine

Les sites concernés sont Châteauroux, Issoudun, Blois, Montargis et Veigné a indiqué François Bonneau, le président du Conseil Régional Centre-Val de Loire en session plénière ce jeudi.
 
 


Cette décision correspond à une orientation nationale prise par l’organisme public de formation professionnelle. Créée en 1949 pour soutenir la reconstruction après la guerre, l’AFPA est en proie aux difficultés financières depuis plusieurs années. Elle va donc fermer 38 centres sur les 206 qu’elle compte dans toute la France et supprimer 1.541 postes (sur un total de 8 000 salariés). En Centre-Val de Loire, ce sont cinq centres et 75 postes qui seront supprimés.
 

C’est un coup dur. On met à mal profondément toute notre offre de formation dans notre région, regrette-t-elle. Ce sont bien évidemment les demandeurs d’emploi, toutes les personnes qui cherchent à se former, les entreprises qui attendent ces compétences qui vont être aussi durement impactées. Isabelle Gaudron, vice-présidente (PS) du conseil régional déléguée à la formation professionnelle, à l’insertion et à l’orientation.


Selon la direction, l’AFPA doit repenser sa stratégie en proposant de nouveaux services notamment dans le renforcement de la dématérialisation de son offre de formation.

L'AFPA est devenue structurellement déficitaire, en raison de l'intensité concurrentielle du secteur de la formation, de la digitalisation de l'offre et du passage à un système d'appels d'offres qui ont révélé sa faible compétitivité. Pascale d'Artois, directrice générale de l'AFPA

  

Communiqué des députés de la majorité Présidentielle de la Région Centre-Val de Loire : Caroline Janvier, Stéphanie Rist, Philippe Chalumeau, Fabienne Colboc, Sabine Thillaye, Daniel Labaronne, François Jolivet, Guillaume Kasbarian, François Cormier-Bouligeon, Loïc Kervran, Nadia Essayan et Richard Ramos :

La situation de l’AFPA est préoccupante, et la responsabilité entre l’Etat et la Région est partagée. L’Etat et l’Afpa choisissent de prendre à bras le corps les transformations qui sont nécessaires car la situation n’est plus tenable. Parlons vrai : l’Afpa n’a cessé de perdre des parts de marché, notamment dans les appels d’offre des conseils régionaux par manque de compétitivité ! Ainsi, elle a perdu 20 % de ses heures de formation, et dans certains centres comme au Puy en Velay, le nombre de formateurs est plus de deux fois supérieurs au nombre de stagiaires. Le plan engagé par l’AFPA pour 2019-2020 sera négocié avec les partenaires sociaux.
Une solution devra être trouvée pour chaque personne concernée. Les départs se feront par des dispositifs de mobilité interne, mais aussi externe par un accompagnement individualisé. Environ 600 personnes partiront à la retraite sans être renouvelées. Enfin, plus de 600 postes seraient créés pour mieux répondre aux enjeux de l’AFPA.
 

Les maires d'Issoudun et Châteauroux, André Laignel (PS) et Gil Avérous (Les Républicains) ont réagit dans un communiqué commun :

Non à la casse du service public, oui à la formation tout au long de la vie
Nous tenons à dénoncer, avec force, la suppression annoncée de cinq sites de l’AFPA en région Centre-Val de Loire dont celles programmées à Châteauroux et à Issoudun. L’Indre serait le seul département de la région aussi lourdement impacté en perdant la totalité de cette offre de formation.
Partenaires de l’AFPA depuis la création de ces deux sites de l’Indre, nous exigeons en urgence qu’un dialogue s’engage quant au maintien de l’offre des formations à Châteauroux comme à Issoudun.
Nos communes et notre département ne sont pas des zones périphériques où l’accès aux formations serait banni. Au moment où ce gouvernement orchestre le démantèlement et la casse de la formation professionnelle : risque de suppressions des Centres d’information et d’orientation, les menaces sur les Missions locales assurant le suivi et l’insertion professionnelle des jeunes jusqu’à 25 ans, nous réaffirmons que l’action publique passe par la proximité des formations à destination des salariés et des demandeurs d’emploi. André Laignel (PS) maire d'Issoudun et Gil Avérous (Les Républicains) maire de Châteauroux
 

Quelques chiffres 

L’AFPA a accumulé 725 millions d’euros entre 2012 et 2016.
Pour 2018, les pertes devraient atteindre les 70 millions, ce qui représente près de 10 % de son chiffre d’affaires.
 

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