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Nucléaire en Centre-Val de Loire : y a-t-il des déchets radioactifs près de chez vous ?

Centrales nucléaires de Dampierre-en-Burly (Loiret), Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher), Belleville-sur-Loire (Cher), Chinon (Indre-et-Loire) / © FM - CVdL
Centrales nucléaires de Dampierre-en-Burly (Loiret), Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher), Belleville-sur-Loire (Cher), Chinon (Indre-et-Loire) / © FM - CVdL

L’ONG Greenpeace publie sur son site une carte des principaux lieux de stockage et de passage des déchets radioactifs sur le territoire français. La région Centre-Val de Loire est bien concernée.

Par Stefano Lorusso

En 60 ans de vie et avec 58 réacteurs en activité, on en produit des déchets. C’est valable pour les êtres humains, mais aussi pour l’industrie nucléaire française, qui ne sait pas toujours comment gérer les résidus de l’activité de production des centrales nucléaires.

Pour faire le point sur leur cycle de vie, Greenpeace a publié une carte recensant les 70 principaux sites de stockage, entreposage et passage de déchets nucléaires, dont au moins une dizaine sont présents en région Centre-Val de Loire.
 

L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) rend déjà publique sur son site une carte répertoriant les informations sur la provenance, l’état des stocks et la localisation des matières et déchets radioactifs sur le territoire français. Mais selon Greenpeace, l’entité gouvernementale n’inclut dans sa liste des informations telles que la quantité de déchets issus des activités médicales, mais aussi les points de transit des convois nucléaires, qui ont été identifiés grâce à un travail de terrain de l’ONG environnementale.

Greenpeace tente alors d’éclaircir le débat sur la gestion des déchets nucléaires par le biais de sa carte qui répertorie des installations industrielles et de recherche liées à l’industrie nucléaire, mais surtout les principaux lieux d’entreposage et points de transit (grands axes routiers et ferroviaires) des déchets radioactifs à destination de l’usine de retraitement de la Hague (Cotentin).
 


En rentrant par exemple dans la barre de recherche de la carte la ville d’Orléans, on découvre que, dans un rayon de 100 kilomètres autour de la métropole, existent trois centrales nucléaires, un centre de recherche, une ancienne décharge de déchets radioactifs et six point de passage de combustible usé (quatre sur rail et deux sur route). Selon les chiffres de l’Autorité de sureté du nucléaire (ASN), 200 transports de ces combustibles usés sont recensés par an dans toute la France.

Consultation publique

La carte de Greenpeace est publiée dans le cadre de la consultation publique sur la gestion de déchets radioactifs qui se tient jusqu’au 25 septembre.

Pour la première fois cette année le "Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs", qui est organisé sur une base triennale, donne lieu à un débat public dont le but est de mobiliser le grand public autour des enjeux du nucléaire. Pas simple, compte tenu de la valeur consultative et du caractère très technique des enjeux.

En tout, vingt-trois rencontres publiques sont organisées en France, dont une à Tours le 9 juillet.
 

La population de la région Centre-val de Loire est confrontée plus ou moins directement à la présence de déchets radioactifs et aux problématiques liées à leur transport. Le débat se donne comme objectifs de préciser la définition de ce qui est considéré comme "matière radioactive". Plus concrètement, il s’agira de de comprendre quels types de "matière" devront être considérés comme réutilisables, et donc recyclables, et quels autres seront estimés comme des déchets.

A elle seule, l’industrie nucléaire française produit 60 % des déchets radioactifs présents sur le territoire, soit environ un million de mètres cubes, selon l’Andra. Bien que 96% des combustibles usés soient encore réutilisables avant d’être destiné à l’enfouissement, seulement 1% d’entre eux est réutilisé pour produire du combustible MOx destiné à brule dans les réacteurs des centrales.

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