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Bourges : la décision de la demande de liberté conditionnelle de Jean-Claude Romand rendue le 25 avril

Audience de demande de libération conditionnelle de Jean-Claude Romand, à la maison centrale de Saint-Maur (Indre), le 20 novembre 2018. Ici, l'avocat de Jean-Claude Romand, Jean-Louis Abad. / © max ppp - T.ROULLIAUD
Audience de demande de libération conditionnelle de Jean-Claude Romand, à la maison centrale de Saint-Maur (Indre), le 20 novembre 2018. Ici, l'avocat de Jean-Claude Romand, Jean-Louis Abad. / © max ppp - T.ROULLIAUD

La décision en appel sur la demande de libération conditionnelle de Jean-Claude Romand, le faux docteur qui avait tué sa famille, sera rendue le 25 avril, a-t-on appris auprès de son avocat et de celui des parties civiles.

Par FM avec AFP

L'audience d'appel s'est déroulée à huis clos, durant plus de trois heures, mercredi après-midi au palais de justice de Bourges. Jean-Claude Romand assistait à l'audience par vidéoconférence depuis sa prison de Saint-Maur, près de Châteauroux.

Selon Me Jean-Louis Abad, avocat de Jean-Claude Romand, qui s'exprimait à l'issue de l'audience, un débat "serein et complet" a permis à son client de "déposer sa demande d'aménagement de peine, ce qui est légitime". L'avocat s'est refusé à tout autre commentaire.
 
Pour Me Laure Moureau, avocate des parties civiles - les frères de l'épouse de Romand -, M. Romand "est égal à lui-même, courtois et posé". Mais, a-t-elle  estimé, "son projet n'offre pas suffisamment de garanties". 

Pendant plus de 15 ans, le faux "docteur Romand", aujourd'hui âgé de 64 ans, avait menti à son entourage, se faisant passer pour un médecin travaillant pour l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), avant d'assassiner en janvier 1993 son épouse, ses deux enfants et ses parents alors que la vérité allait éclater.  
Condamné à la perpétuité en 1996, il est libérable depuis 2015, après une période de sûreté de 22 ans.

Le tribunal d'application des peines de Châteauroux avait rejeté sa demande delibération conditionnelle le 8 février dernier. Il avait considéré qu'"en dépit de son parcours d'exécution de peine satisfaisant, les éléments du projet présenté  et de sa personnalité ne permettaient pas, en l'état, d'assurer un juste équilibre entre le respect des intérêts de la société, des droits des victimes et de la réinsertion du condamné".
La libération conditionnelle est une mesure d'aménagement de peine visant à la réinsertion et à la prévention de la récidive.
 

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