Cher : nouvelle mobilisation contre la fermeture de 31 lits à l’unité psychiatrique de l’hôpital George Sand

Une banderole a été placée sur le panneau à l'entrée de l’hôpital George Sand à Chezal-Benoît (Cher) par le personnel gréviste. / © France 3 Centre Val-de-Loire
Une banderole a été placée sur le panneau à l'entrée de l’hôpital George Sand à Chezal-Benoît (Cher) par le personnel gréviste. / © France 3 Centre Val-de-Loire

A l’appel de la CGT, le personnel gréviste et non gréviste de l’hôpital George Sand à Chezal-Benoît (Cher) a prévu de se rassembler ce mardi 26 novembre à 9H et d’intervenir lors de la réunion du CHSCT de l’hôpital.

Par Amélie Rigodanzo

"La présence de chacun est indispensable, on lâche rien !", scande le tract syndicat de la CGT, partagé plusieurs fois sur les réseaux sociaux.

Ce mardi 26 novembre, les syndicats ont prévu de protester dès 9h devant l’hôpital George Sand, à Chezal-Benoît (Cher) contre la fermeture d’un de ses services de psychiatrie qui engendre la perte de 31 lits.

Personnel gréviste et non gréviste mais aussi citoyens, qui ont créé un comité de soutien, sont invités à "venir en masse" pour intervenir lors du CHSCT de l’hôpital prévue à 9h. "Nous allons expliquer au directeur notre désaccord profond", explique Emmanuelle Arnoult Marais, aide-soignante et déléguée CGT à George Sand.
 

Jeudi 7 novembre, la direction avait annoncé la fermeture des 31 lits de l’un des quatre pavillons psychiatriques, qui accueille des malades chroniques. Contacté par France 3, Alexis Jamet, le directeur de l'hôpital, avait défendu une décision inéluctable et de bon sens, répondant aux difficultés de recrutement rencontrées en psychiatrie et en milieu rural. 

 "On a préparé un écrit et le comité de défense citoyen aussi. On veut que le directeur stoppe le projet de fermeture des lits et que nous puissions travailler avec lui à organiser le site convenablement et à recruter car tout n’est pas mis en place pour cela", contrecarre Emmanuelle Arnoult Marais.
 

Le mercredi 20 novembre déjà, une cinquantaine de personnes, citoyens et personnel hospitalier, s’étaient réunis pour manifester devant l’unité psychiatrique de l’hôpital destinée à disparaitre d’ici quelques mois. Elle devrait fermer en deux temps, avec d'abord une réduction à douze lits fin décembre, puis une fermeture complète au cours du premier semestre 2020.

"Ce matin, on va essayer de faire pression", explique l’élue syndicale, "mais on va être obligés de continuer. On serait surpris que la direction cède aujourd’hui".

Cette mobilisation intervient alors que le personnel du service menacé de fermeture a commencé à être reçu par la direction pour se voir proposer de changer de service. La CGT précise que la direction avait, dans un premier temps, refusé que les salariés concernés soient accompagnés par les syndicats, mais a changé d’avis suite à la mobilisation du 20 novembre.
 

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