Coronavirus : le niveau 1 du plan blanc activé dans tous les hôpitaux et cliniques de la région Centre-Val de Loire

L'hôpital Bretonneau du CHRU de Tours. / © France Télévisions
L'hôpital Bretonneau du CHRU de Tours. / © France Télévisions

L’épidémie du coronavirus gagne du terrain au niveau national et dans la région Centre-Val de Loire. Le ministère de la Santé a donc demandé aux hôpitaux de se préparer au stade 3. Le niveau 1 du plan blanc a été activé. 

Par Patrick Ferret

Les hôpitaux de la région Centre-Val de Loire ont activé le niveau 1 de leur plan de "mobilisation interne de gestion des tensions hospitalières et des situations sanitaires exceptionnelles". Cette activation n’entraîne pas de rappel de personnels. Ce niveau 1 est activé dans le cadre de situations exceptionnelles, qui ne mettent toutefois pas en difficulté à court terme l’établissement dans son fonctionnement courant. Le Plan Blanc, pour la gestion des situations exceptionnelles avec un impact potentiellement majeur sur l’établissement, n’est activé qu’à partir du niveau 2 de ce plan de mobilisation interne.

Depuis 2004, tous les établissements de santé disposent d’un "plan blanc"  pour faire face à une situation sanitaire exceptionnelle. Il s’agit d’un dispositif devant leur permettre de gérer un afflux important de patients. Différents cas de figures sont prévus, tels que :
  • La gestion d’une épidémie ou pandémie sur le territoire national ;
  • L'accueil massif de victimes non contaminées ;
  • La prise en charge d’un risque biologique connu ou émergent ;
  • La prise en charge de nombreux patients après un phénomène climatique, etc.

Jusqu'ici, seuls les établissements de première ligne de la région, les sept CHRU et CHRO, étaient concernés. Désormais l'ensemble des établissements de santé de la région entrent dans ce premier niveau qui anticipe et prépare le plan de mobilisation interne, le véritable plan blanc. Christophe Lugnot, directeur de la communication de l'ARS Centre-Val de Loire.

Concrètement, « les plans blancs » sont des protocoles pour répartir au mieux les patients dans les transports ambulanciers, les différents établissements et les lits disponibles. Ils prévoient un renforcement des moyens de coordination et de communication, ainsi que la réquisition des personnels de santé (rappel de tous les personnels médicaux et paramédicaux). Pour libérer des places hospitalières certaines sorties anticipées de patients peuvent être décidées et les blocs chirurgicaux peuvent être libérés des opérations non urgentes prévues.

 

 

Des visites restreintes dans les hôpitaux


Afin de tenter de contenir la progression de l’épidémie, le CHRU de Tours, comme tous les établissements de la région, a par ailleurs annoncé une évolution des règles pour rendre visite à ses patients :

Les visites sont interdites pour les personnes présentant des symptômes grippaux ou d’infection respiratoire, pour celles rentrées depuis moins de 14 jours d‘une zone où circule le coronavirus (foyers, clusters) et enfin aux visiteurs mineurs. Les visites aux  patients âgés sont, elles, déconseillées sauf cas exceptionnel (et avec l’accord d’un responsable du service).

Dans les services d’hospitalisation et d’urgences pour adultes, un seul visiteur est autorisé par patient. Et enfin dans les services d’hospitalisation et d’urgences pédiatriques, les visites seront limitées aux seuls parents.
 

Le plan bleu dans les Ehpad 

Le plan bleu, lui, est "l’ancêtre" du plan canicule. Il concerne les établissements médico-sociaux et les Ehpad. Il peut impliquer le confinement des résidents et des personnels voire leur évacuation et l’accueil de patients venant d’autres établissements, notamment d’un établissement de santé dans le cadre du déclenchement de son plan blanc. "Nous venons de décider pour l’ensemble du territoire la mise sous tension de l’ensemble des établissements de santé et médico-sociaux qui déclencheront leur plan de mobilisation interne qui correspond au démarrage de leur plan blanc pour les hôpitaux et les cliniques. Et le plan bleu dans les Ehpad et les autres établissements médico-sociaux. Toutes les agences régionales de santé sont déjà organisées en cellules de crise", a indiqué le ministre de la Santé, lors d’une conférence de presse.
De plus, dans les établissements de santé, les visites sont limitées à une personne par patient. Les mineurs et les personnes malades ne doivent pas rendre visite aux personnes hospitalisées, y compris en maternité. Vendredi dernier, Emmanuel Macron avait déjà conseillé de "limiter au maximum les visites" aux aînés, lors d’une visite d’un Ehpad à Paris. 

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus