Coronavirus stade 3 en France : on vous explique les mesures et ce qui va changer dès lundi 16 mars

La France est désormais au stade 3 de l'épidémie, a annoncé le directeur général de la Santé ce samedi 13 mars. Passage en revue de ce qu'il implique concrètement.
Le gouvernement se prépare à déployer le stade 3 en cas de propagation du virus.
Le gouvernement se prépare à déployer le stade 3 en cas de propagation du virus. © Maxppp / Lionel Le Saux
La propagation du virus en France continue sa progression fulgurante. Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, a par ailleurs annoncé que la France était désormais au stade 3 de l'épidémie :

Nous devons désormais tout faire pour retarder, pour ralentir, pour écrêter cette courbe épidémique.

Avec treize décès et 838 cas confirmés supplémentaires en 24 heures, la France compte désormais 4 500 cas confirmés de contamination par le nouveau coronavirus, dont 91 mortels. Pour stopper la progession du virus sur le territoire, Edouard Philippe a annoncé la fermeture de tous les lieux "non indispensables à la vie du pays" et accueillant du public. Les Français sont également appelés à diminuer leurs déplacements, entre inter-urbains.  Dès lundi, les crèches, écoles, collèges, lycées et universités resteront fermés "jusqu'à nouvel ordre". 

C'est urgent, c'est maintenant qu'il faut changer de comportement.

a déclaré Edouard Philippe. 

 

L'ensemble du corps médical mobilisé

Dans un contexte où l’épidémie est source d’anxiété, ce stade 3 résonne dans les esprits comme l’épée de Damoclès du passage à un niveau de danger supérieur. En pratique ce n’est pas vraiment le cas. En réalité, ces phases représentent surtout une évolution dans l’encadrement de l’épidémie, en fonction de sa diffusion davantage que de sa virulence. On fait le point sur ces stades, ce qu’ils permettent ou non, et ce que changera donc vraiment le stade 3.

Le stade 3 se déclenche lorsqu’on entre dans la vague épidémique : dès lors, il n’est plus question de cas isolés ou de petits foyers, l’épidémie concerne tout le territoire, le virus circule activement. Il y a un critère de nombre, dans cette phase : il faut une augmentation soudaine du nombre d’infections, provoquant un risque de saturation du système sanitaire, ce qui implique sa nécessaire adaptation globale. C’est exactement ce qu’il vient de se passer, puisque le nombre de cas a doublé en 72h avant que cette troisième phase soit enclenchée.

Les hôpitaux de prise en charge de première ligne, ont lancé un appel aux professionnels de santé pour que ces derniers se mobilisent. Médecins généralistes, personnel hospitalier ou travailleurs en centres médico-sociaux : chacun devra se préparer à contribuer à l'effort. Le Samu a d'ailleurs d'ores et déjà été invité à anticiper un triplement des appels reçus. En prévision d'une épidémie généralisée du Covid-19, les établissements de santé devront également dresser une liste de leurs capacités - matérielles et humaines - et recenser les hospitalisations qui peuvent être différées sans préjudice pour le patient afin de s'occuper en priorité des cas préoccupants de coronavirus. Les établissements médico-sociaux constitueront la troisième ligne de défense, pour épauler les hôpitaux.


Ce qui change pour les Français


Pour les entreprises et les salariés

Un "mécanisme exceptionnel et massif de chômage partiel" va être en mis en place pour que l’État "prenne en charge l’indemnisation des salariés contraints à rester chez eux" — les parents qui ne peuvent pas trouver de solution pour garder leurs enfants seront-ils concernés par cette mesure ? Le président de la République ne l’a pas précisé lors de son allocution.
Toutes les entreprises pourront aussi reporter le paiement de leurs impôts dus en mars ;
Les entreprises doivent au maximum permettre aux employés de travailler à distance.

 
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