Covid-19 : faut-il craindre une reprise de l'épidémie en Centre-Val de Loire ?

Contactée ce vendredi 17 juillet, l'Agence Régionale de Santé (ARS) se veut rassurante quant à une possible deuxième vague de Covid-19 en Centre-Val de Loire. Elle affirme que les "seuils d’alerte" ne sont pas atteints mais appelle à ne pas relâcher la vigilance.
L'ARS se veut rassurante mais appelle à ne pas relâcher la vigilance.
L'ARS se veut rassurante mais appelle à ne pas relâcher la vigilance. © Damien MEYER / AFP
Depuis plusieurs jours, le Covid-19 connaît une recrudescence dans certains départements français. En Mayenne par exemple, plusieurs nouveaux foyers de contamination ont fait leur apparition et le département a largement dépassé le seuil d'alerte : 58,9 nouveaux cas pour 100 000 habitants ont été détectés en l'espace de sept jours (entre le 6 et le 13 juillet) selon Santé Publique France.

En Bretagne, le nombre de cas testés positifs augmente aussi et on s'inquiète surtout de l'évolution du "taux de reproduction", passé à 2,6 selon l'ARS : concrètement, cela signifie qu'un malade du coronavirus peut contaminer en moyenne 2,6 autres personnes. Si 100 personnes sont porteuses du virus donc, elles peuvent transmettre la maladie à 260 autres personnes.

La situation sanitaire chez nos voisins pose question dans ce contexte estival : les touristes frontaliers, peuvent-ils contribuer à relancer l'épidémie en Centre-Val de Loire ? A ce jour, l'ARS se veut rassurante pour les six départements de notre région, mais répète qu'il ne faut pas se relâcher. Car rappelons que, depuis le début de l'épidémie, notre région a connu 555 décès à l'hôpital et 391 dans les établissements médicaux-sociaux, selon le dernier bilan de l'agence de santé.

"Pas d'évolution significative" du virus en Centre-Val de Loire

Du 7 au 13 juillet, 11 323 personnes ont été testées : parmi elles, 34 étaient positives au virus. Sur cette période donc, le taux de positivité était de 0,3 % et le taux d'incidence de 1,3 : cela signifie donc que sur 100 000 habitants, 1,3 a contracté le virus. "Les seuils d'alerte ne sont pas atteints sur la région Centre-Val de Loire. Les dernières données disponibles ne montrent pas une évolution significative comme les évolutions que connait la Mayenne par exemple", explique l'ARS.

En effet, le ministère de la Santé considère qu'un département est en alerte, lorsque le taux d'incidence dépasse 50, c'est-à-dire 50 cas positifs pour 100 000 habitants. Notre région ne rentre pas non plus dans le "seuil de vigilance", activé lorsque le taux d'incidence est compris entre 10 et 50.

Moins d'hospitalisations que la semaine dernière

Selon ses dernières données, l'ARS recense 61 personnes hospitalisées de moins que la semaine dernière, plus cinq personnes de moins en réanimation (elles étaient 16 le 10 juillet dernier).

Ce vendredi 17 juillet, on comptait 323 hospitalisations en Centre-Val de Loire : 47 dans le Loiret, 21 dans le Cher, 81 dans l'Indre, 50 en Indre-et-Loire, 59 dans le Loir-et-Cher et 65 en Eure-et-Loir. 

Rester vigilant pour éviter une nouvelle vague

En cette période estivale, il est plus important que jamais de rester vigilant et de suivre les consignes sanitaires. Le Premier ministre Jean Castex a annoncé le 16 juillet une nouvelle mesure pour limiter les risques de deuxième vague : dès le début de la semaine prochaine, le masque sera obligatoire dans tous les lieux publics clos (mairies, musées, banques, cinémas...)

Pour l'ARS, "les réflexes de protection comme le masque doivent s'inscrire dans la durée parmi les habitudes de vie de chacun". Et cela passe d'abord par le respect strict des gestes barrières et de la distanciation physique entre les individus. Par ailleurs, l'agence de santé insiste sur l'importance de "casser les chaînes de transmission" : si une personne est potentiellement, il faut l'identifier, la tester, l'isoler puis, le cas échéant, recenser toutes les personnes contacts.
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