Covid-19 : une école fermée, 67 classes à distance... Le point sur la situation dans l’académie Orléans-Tours

Publié le Mis à jour le
Écrit par Romane Sabathier (avec AFP)

En Centre-Val de Loire, le nombre de cas de Covid confirmés au sein des établissements scolaires continue d'augmenter. Certains élèves et personnels ont choisi de continuer à porter le masque.

Le nombre de cas de Covid-19 chez les élèves et les personnels a augmenté en une semaine à l'école, atteignant respectivement plus de 88.000 et plus de 11.000 en France, quand les fermetures de classes restent stables, selon les chiffres communiqués ce vendredi par le ministère de l’Education Nationale.

Comme la Normandie ou la Bretagne, le Centre-Val de Loire avait été touché plus tôt que le reste du pays par le retour à la hausse des contaminations. Certains remarquant d'ailleurs une similitude entre les régions touchées et celles de la zone scolaire B , revenue plus tôt de vacances. La région a ainsi un taux d'incidence supérieur à toutes les académies des zones A et C, revenues des vacances de février une et deux semaine(s) plus tard, respectivement.

Aujourd'hui, l’académie Orléans-Tours ne fait pas partie des académies les plus concernées par les fermetures de classe. Néanmoins, on enregistre 710 nouveaux cas de Covid-19 chez les élèves et 540 chez le personnel en seulement 24 heures. De plus, une école entière est toujours fermée dans le Loiret et 67 classes sont également repassées en enseignement à distance. 

La moitié des classes fermées situées dans le Loir-et-Cher

Et parmi ces 67 classes à distance, 34 se situent dans le Loir-et-Cher. "Est-ce parce qu'on se teste plus qu'ailleurs ?" s'interroge Aline Pasnon, la représente FSU du Loir-et-Cher. Pour elle, ce regain de l'épidémie n'est pas vraiment une surprise. "Il n'y a plus de récréations séparées et on rebrasse les élèves. Avant, quand un enseignant était absent, ses élèves ne pouvaient être mis dans d'autres classes, alors que maintenant oui". 

Même s'il n'est plus obligatoire de porter le masque depuis le 14 mars, elle constate que certains enseignants et enfants continuent de le porter. "Ils sont assez prudents dans l'ensemble car il y en a que ça continue d'inquiéter". Elle reconnait toutefois que la levée des masques soulage d'un point de vue pédagogique, "notamment dans les classes de maternelle et primaire où ne pas voir la bouche des enseignants posait un vrai problème".

Aline Pasnon n'imagine pas une décision préfectorale qui imposerait de porter à nouveau le masque à seulement quelques semaines des vacances. L'objectif à présent du personnel est d'accompagner les personnes encore craintives d'une nouvelle flambée épidémique.

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