Covid à l'école : 458 cas confirmés en une semaine, l'académie Orléans-Tours fait le bilan

Alors que professeurs et parents d'élèves font entendre depuis des mois leur inquiétude, les contaminations en milieu scolaire semblent se multiplier.

Une pancarte "1,2,3... Cluster !" lors de la grève sanitaire des professeurs, le 10 novembre 2020.
Une pancarte "1,2,3... Cluster !" lors de la grève sanitaire des professeurs, le 10 novembre 2020. © MAXPPP

Selon l'académie Orléans-Tours, seuls 5 établissements scolaires sur 2 557 seraient actuellement fermés pour cause de covid-19. D'après les chiffres communiqués ce 22 janvier à la presse, il s'agirait de trois écoles et deux collèges, aucun lycée n'ayant subi de fermeture. Seul l'Indre serait pour l'instant à l'abri.

Mais les données, arrêtées la veille à 13h, ont déjà été dépassées par la réalité. En fin de journée ce 21 janvier, une école supplémentaire, la maternelle de Montlouis-sur-Loire, dans l'Indre-et-Loire, a été fermée après deux cas de covid confirmés. Le jour même, 80 personnes apprenaient qu'elles allaient devoir être testés au lycée professionnel Marguerite Audoux, à Gien dans le Loiret. Deux classes ont dû être mises à l'isolement, avec 20 cas détectés.

Depuis une semaine, 458 cas de covid chez les élèves, et 56 cas chez le personnel, ont été recensés.

Ouverture des écoles : la France à contre-courant

En septembre, selon Le Monde, un tiers des clusters qui se forment alors en France le sont à l'école ou à l'université.

Dans son point épidémique du 21 janvier, Santé Publique France constate que le taux d'incidence a augmenté de +3% chez les 10-19 ans entre la première et la deuxième semaine de janvier. Chez les 0-14 ans, ce taux monte à +13%. Celui des étudiants en revanche a baissé : -12% pour les 20-29 ans.

Depuis la réouverture des écoles, en mai 2020, parents d'élèves et professeurs ont marqué leur inquiétude face à des restrictions sanitaires pas toujours possibles à appliquer. "Il y a plus de risques à rester chez soi que d'aller à l'école", estimait alors le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. Contrairement à la France, certains voisins européens avaient retardé la rentrée de janvier 2021 pour éviter un pic de contamination après les fêtes.

 

 

 

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