Déconfinement jour 1 : dans les transports en commun en Centre-Val de Loire, les voyageurs sont disciplinés

En ce 1er jour de déconfinement, les transports en commun de la région Centre-Val de Loire reprennent du service en appliquant des règles strictes. En majorité, les voyageurs respectent le port du masque et la distanciation sociale. Seuls quelques navetteurs qui se rendent à Paris s'inquiètent.

11 mai 2020, les voyageurs contrôlés en gare des Aubrais (Orléans)
11 mai 2020, les voyageurs contrôlés en gare des Aubrais (Orléans) © France 3 CVDL
Lundi 11 mai 2020 est une date à marquer en vert pour la région Centre-Val de Loire. En vert, avec pourtant une nuance de orange : la loi d'état d'urgence sanitaire ne pourra être promulguée qu'après approbation du Conseil constitutionnel. La décision devrait intervenir dans la soirée. En ce premier jour de déconfinement en Centre-Val de Loire les bus, les tramways et les trains avec les règles sanitaires strictes et de mesures de restriction, reprennent du service quasiment pendant les heures d'affluence.


La loi d'état d'urgence sanitaire non promulguée 

Chacun peut donc de nouveau circuler sans attestation dans la limite de 100 km à vol d'oiseau de son domicile et les déplacements peuvent même être supérieurs à 100 km s'il s'agit de bouger à l'intérieur d'un même département. Cependant, la loi d'état d'urgence sanitaire n'a pas été promulguée dimanche 10 mai au soir comme prévu, le Conseil constitutionnel devant l'examiner seulement ce lundi. Certaines mesures sont donc mises en suspens comme la limitation des déplacements à 100 km et par conséquent la publication par le gouvernement de l'attestation dérogatoire qui permet d'aller au-delà.
Dans un communiqué commun pris dimanche 10 mai au soir,  l’Élysée et Matignon font appel “au sens de la responsabilité des Français” pour respecter certaines de ses dispositions en attendant que le Conseil constitutionnel se prononce.  
Le communiqué de presse commun émis par l'Elysée et Matignon
Le communiqué de presse commun émis par l'Elysée et Matignon © Gouvernement
 

Un trafic de voyageurs plutôt fluide à la SNCF et dans les TER

Sur les grandes lignes, on note peu d'affluence dans les gares de Tours et de Saint-Pierre-des-Corps en Indre-et-Loire. Un peu plus à Orléans et Fleury- les-Aubrais dans le Loiret où les "navetteurs", qui se rendent à Paris pour travailler, ont repris leur trajet habituel ce lundi matin. Dans l'ensemble, les consignes de sécurité telles que le port du masque et les distances sociales sont respectées. Les voyageurs qui doivent être munis d'une attestation professionnelle ou d'une attestation assurant qu'ils le font pour des raisons familiales impérieuses étaient bien en règle. Même si l'ambiance était plus que particulière, certains étaient satisfaits de retourner travailler : "Je suis très content de reprendre mon travail, raconte un monsieur interrogé au départ de la gare des Aubrais. C'est une bonne chose et puis il faut bien que la vie reprenne et que l'économie redémarre ".
D'autres en revanche ont surtout appréhendé les conditions de transport en commun en Ile-de-France, classée en zone rouge. "Toutes les stations de métro ne sont pas ouvertes", nous dit un voyageur anonyme. "Donc, il risque d'ici avoir beaucoup de personnes dans certaines stations...".
"A Paris, je ne prends jamais le métro, dit une autre voyageuse. Je n'ai pas peur du virus, mais ce sont surtout les contrôles de la police qui vont m'embêter", ajoute-t-elle légèrement agacée. 
Un monsieur, trotinette à la main, reste serein face à la situation :

Il faut faire attention et bien suivre les consignes. J'ai un masque et un petit flacon de gel hydroalcoolique, je respecte les distanciations et tout va bien. En plus avec ma trotinette, je ne prends pas le métro.

Quant à l'attestation dérogatoire imposée par le gouvernement au delà de 100 km, la SNCF reste souple. Les contrôles plus strictes affectués par la police débuteront véritablement dès mercredi 13 mai.
 

Dans les bus et les tramways, les gestes barrières continuent de s'appliquer

Dans les bus REMI et dans ceux des agglomérations de la région, la montée par l'avant est de nouveau autorisée. En revanche, l'achat de ticket à bord n'est toujours pas possible. Pour éviter la promiscuité, un siège sur deux est condamné. Les bus sont désinfectés régulièrement. Idem pour les tramways. 
La TAO à Orléans dans le Loiret  a supprimé la gratuité pendant le confinement dès ce lundi et a mis en place l'application Flash ticket pour faciliter  l'achat des titres de transport sans contact. La quasi-totalité des voyageurs porte des masques (obligatoires), mais pas tous. Les contrôleurs effectuent pour l'instant un travail de prévention et d'explication, mais d'ici 48 heures, toute absence de masque sera verbalisée. Pour rappel le montant de l'amende s'élève à 135 euros. 
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