"L’école ce n’est pas à la carte", dénoncent les parents d'élève du Centre-Val de Loire

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé que les élèves pourraient ne pas se rendre à l’école ces jeudi 17 et vendredi 18 décembre 2020 pour éviter les risques de contamination pendant les fêtes. Les associations de parents d’élèves de la région Centre - Val de Loire s’indignent.

Alors que le gouvernement a autorisé les élèves à ne pas se rendre en classe jeudi et vendredi pour limiter la propagation du virus pendant les fêtes, les associations de parents d'élèves dénoncent un manque d'organisation et de considération pour le personnel scolaire et périscolaire.
Alors que le gouvernement a autorisé les élèves à ne pas se rendre en classe jeudi et vendredi pour limiter la propagation du virus pendant les fêtes, les associations de parents d'élèves dénoncent un manque d'organisation et de considération pour le personnel scolaire et périscolaire. © Clementz Michel/ MaxPPP

"On ne se lève pas un matin en se disant tout à coup qu’on va supprimer deux jours d’école. Ce n’est pas à la carte, il faut un minimum d’organisation", dénonce Martine Rico, coordinatrice régionale de la FCPE en Centre - Val de Loire.

Pour cette responsable de l’association des parents d’élèves, la déclaration ce mardi 15 décembre de Jean Castex est brutale et complètement désordonnée. Invité dans les studios d’Europe 1, le chef du gouvernement a autorisé les élèves de toute la France à ne pas aller à l’école ces jeudi 17 et vendredi 18 décembre 2020.

"Le Conseil scientifique conseille de limiter au maximum la diffusion virale dans la semaine qui précède les repas de réveillon [la période d’incubation du Sars-Cov-2 est en moyenne de 5 à 6 jours]. Il a même dit que si vous pouvez ne pas amener vos enfants à l’école jeudi et vendredi […] vous le faites", a déclaré le Premier ministre.

Pas une obligation

Une annonce qui a immédiatement provoqué la colère des professeurs pris de court mais tenus de respecter leur programme scolaire, mais également des parents, obligés de se rendre au travail et pas toujours dans la capacité de faire garder leurs enfants.

Une indignation générale qui a poussé le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer à prendre la parole le soir-même sur RTL : "Ce n’est pas une obligation, il s’agit d’une simple tolérance vis-à-vis d’une absence d’un élève, autorisée si on a un proche vulnérable." Une absence qui devra d’ailleurs être indiquée en amont par les parents aux établissements scolaires.

Une annonce déconnectée de la réalité

Complètement désolée, Martine Rico précise que cette décision ne touche pas simplement les écoles en tant que telles : "C’est tout le système périscolaire qui va en pâtir ! Les bus vont rouler à vide et les cantines vont devoir jeter leurs repas de Noël à la poubelle !"

Bien qu’elle comprenne l’argument sanitaire, la coordinatrice régionale de la FCPE reproche le manque d’organisation du gouvernement : "Nous n’avons eu aucune directive claire, rien ne nous a été envoyé, nous avons tout appris dans les médias ou sur les réseaux sociaux. Certes la situation est particulière mais ils auraient pu anticiper un minimum. J’ai vraiment l’impression qu’ils vivent en dehors de notre monde."

Par ailleurs, Martine Rico s’inquiète des véritables motivations des absences. En effet, certaines familles pourraient en profiter pour avancer leurs vacances, sans prévoir de réel auto-confinement avant les fêtes de fin d’année ; pourtant objectif initial de cette annonce.  

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