Escroqueries et patients mutilés : quatre dentistes mis en examen à Chartres

Publié le Mis à jour le
Écrit par Bertrand Mallen .

Quatre chirurgiens-dentistes ont été mis en examen au centre dentaire Dentexelans de Chartres, trois mois après une opération similaire à Orléans

Après plusieurs mises en examen à Orléans en février pour exercice illégal de la profession et escroquerie, c'est au tour du centre dentaire de Chartres d'être dans le collimateur de la justice. Quatre chirurgiens-dentistes de ce centre, âgés de 26 à 35 ans, ont été mis en examen pour escroquerie, exercice illégal de la profession et, pour deux d'entre eux, blessures involontaires ayant entraîné plus de trois mois d'ITT, selon le procureur de la République Rémi Coutin. Il confirme ainsi des informations dévoilées le 31 mai par nos confrères de l'Echo républicain.

Faux actes et soins non-supervisés

L'enquête, confiée à la Police judiciaire d'Orléans, a été initiée par une plainte déposée le 16 septembre 2020 par le conseil de l'Ordre des chirurgiens-dentistes d'Eure-et-Loir, fondée sur le témoignage d'une ancienne chirurgienne-dentiste. Selon elle, des patients de ces cabinets dentaires avaient été "mutilés", parfois par des étudiants qui réalisaient les soins sans supervision. En outre, le parquet a mis en lumière de possibles escroquerie au sein de ce centre dentaire, avec des "actes médicaux fictifs" facturés à la CPAM, ou des surfacturations, indique le procureur.

La difficulté réside désormais, selon le parquet, dans l'identification et la poursuite des "donneurs d'ordres". Une tâche compliquée par "la masse" des documents saisis lors de la perquisition du centre, qui devraient permettre d'identifier de nouvelles victimes présumées.

Le groupe Dentexelans dispose d'une vingtaine de centres dentaires en France, dont ceux de Chartres et d'Orléans. Même si, pour l'instant, les "deux affaires bien distinctes", indique le parquet. Néanmoins, les deux juges d'instructions échangent leurs informations, et la traque des donneurs d'ordres pourrait, dans un avenir indéterminé, donner lieu à un rapprochement.

Droit de réponse des centres dentaires d'Orléans et de Chartres

Mise en cause dans un article publié sur le site internet de France3 Centre-Val de Loire sous le titre "Escroqueries et patients mutilés : quatre dentistes mis en examen à Chartres", l’association "Centre de santé Orléans Thiers" entend apporter quelques précisions sur les faits relatés dans cet article compte tenu de l’inquiétude et des interrogations qu’il a suscité chez ses partenaires, ses salariés, ses patients et ses fournisseurs. L’association "Centre de santé Orléans Thiers" affirme donc :

  • que l’ensemble des professionnels de santé qui travaillent dans notre centre dentaire sont tous dûment diplômés et enregistrés auprès du Conseil de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes du Loiret.
  • que les actes de dentisterie qui sont pratiqués dans ce centre sont exclusivement justifiés par la pathologie dont souffre le patient et sont scrupuleusement réalisés dans les règles de l’art.
  • qu’à aucun moment, des actes fictifs ont été pratiqués.
  • que si certaines interventions ont pu entrainer des complications pour des patients, ce qui peut survenir dans n’importe quel acte médical, elles sont systématiquement prises en charge par nos praticiens et ne peuvent en aucun cas être qualifiées d’actes de mutilation.
  • que la nomenclature des actes, telles qu’arrêtée par la CPAM, a toujours été respectée.

L’association "Centre de santé Orléans Thiers" réfute donc avec force les accusations généralisées contre ses praticiens de mutilations envers des patients et d’escroqueries envers la CPAM dont elle est accusée dans cet article.

Mise en cause dans un article publié sur le site internet de France 3 Centre-Val de Loire sous le titre "Escroqueries et patients mutilés : quatre dentistes mis en examen à Chartres", l’association "Centre dentaire Chartres les Épars" entend apporter quelques précisions sur les faits relatés dans cet article compte tenu de l’inquiétude et des interrogations qu’il a suscité chez ses partenaires, ses salariés, ses patients et ses fournisseurs. L’association "Centre dentaire Chartres les Épars" affirme donc :

  • que l’ensemble des professionnels de santé qui travaillent dans notre centre dentaire sont tous dûment diplômés et enregistrés auprès du Conseil de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes d’Eure-et-Loir.
  • que les actes de dentisterie qui sont pratiqués dans ce centre sont exclusivement justifiés par la pathologie dont souffre le patient et sont scrupuleusement réalisés dans les règles de l’art.
  • qu’à aucun moment, des actes fictifs ont été pratiqués.
  • que si certaines interventions ont pu entrainer des complications pour des patients, ce qui peut survenir dans n’importe quel acte médical, elles sont systématiquement prises en charge par nos praticiens et ne peuvent en aucun cas être qualifiées d’actes de mutilation.
  • que la nomenclature des actes, telles qu’arrêtée par la CPAM, a toujours été respectée. L’association "Centre dentaire Chartres les Épars" réfute donc avec force les accusations généralisées contre ses praticiens de mutilations envers des patients et d’escroqueries envers la CPAM dont elle est accusée dans cet article.

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité