Eure-et-Loir : Océane, 20 ans, en lice pour le championnat du monde de coiffure 2019

Intégrée en équipe de France de coiffure il y a juste quelques mois, Océane Pionnier, 20 ans, est déjà sélectionnée pour participer au prochain championnat du monde qui se déroulera du 14 au 16 septembre à Paris.

Océane Pionnier, coiffeuse de 20 ans, fait partie de l'équipe de France depuis janvier 2019.
Océane Pionnier, coiffeuse de 20 ans, fait partie de l'équipe de France depuis janvier 2019. © Famille Pionnier / DR
Bête de concours ? Travailleuse acharnée ? Grande passionnée ? Océane Pionnier est sans doute un peu tout cela.

A 20 ans, cette étudiante en BTS au CFA d’Orléans travaille en apprentissage au salon de coiffure Jolies Mômes, à Voves (Eure-et-Loir).
  

Formée au CFA de Chartres, elle enchaîne les médailles

Un métier qu’elle rêvait de faire "depuis toute petite". "Après la 3e, j’ai fait un CAP puis un brevet professionnel au CFA de Chartres".

A cette époque, Océane passe déjà des concours et remporte des prix. En mars 2016, elle est médaillée d’or au concours départemental et régional du meilleur apprenti. En mars 2018, elle décroche la médaille d’or aux Olympiades régionales des métiers.

A la suite de ce concours, "j’ai envoyé un mail pour dire que j’étais intéressée pour faire partie de l’équipe de France de coiffure, raconte-t-elle. J’ai passé un entretien et j’ai été intégrée en janvier 2019, en catégorie hommes".

Quand on l’interroge sur les raisons de ce choix par rapport à la spécialité femmes, l'Eurélienne explique qu’elle a tout simplement "des facilités en 'homme' et qu’en parallèle, l’équipe de France recrutait davantage dans cette catégorie".


Deux journées de travail en une

Depuis Océane vit deux journées en une. Elle travaille en apprentissage au salon, "soit 35 heures par semaine. En plus je m’entraîne 5 à 6 heures par jour. C’est très intensif."

Pour davantage se perfectionner, elle cherche l'avis critique de ses formateurs : "j’envoie régulièrement des photos de mon travail au coach pour savoir si c’est bien ou pas".

Ses formateurs et co-équipiers, elle les retrouve une fois par mois, au Mans, pour s’entraîner. "Ça change de ce que l’on fait au salon de coiffure", souffle-t-elle.

Ils sont en tout une dizaine de coiffeurs et coiffeuses à composer cette équipe. Il n’y a pas d’engagement : ils peuvent partir s’ils le souhaitent ; et s’ils ne sont pas au niveau, ils peuvent aussi être renvoyés de la sélection.
 

Des progrès fulgurants

Mais Océane n’a pas de souci à se faire pour l’instant. Quand elle a été intégrée en janvier dernier, les formateurs lui avaient dit qu’elle devait viser la participation au championnat du monde de 2021 au Japon.

C'était sans compter les progrès fulgurants de la jeune fille. "J’ai participé à différents concours à Rouen, Châteauroux, Avignon… à chaque fois sur trois épreuves", détaille-t-elle. Et à chaque fois elle a terminé sur le podium, avec deux voire trois médailles.

"Ces médailles m’ont permis d’être sélectionnée pour participer à un premier championnat international à Turin en mai, poursuit-elle, où j'ai remporté la médaille d’or en coiffage commercial junior, et la médaille d’argent en coupe commerciale senior."

Bref elle a déjà commencé à faire ses preuves, au point que le staff l’a sélectionnée pour participer au championnat du monde à Paris organisé les 14, 15 et 16 septembre prochains.

"Je suis plutôt fière de moi d’être arrivée en si peu de temps à participer au championnat du monde", avoue-t-elle.
 

Comme une épreuve de sport de haut niveau

Comme pour toute épreuve de haut niveau, l’organisation a concocté un programme particulier. "On aura un entraînement physique et sportif en juillet, détaille Océane.

Sur quatre jours, les coaches vont nous préparer mentalement à ne pas nous arrêter. On va aussi faire de la sophrologie, apprendre à gérer le stress.

Mais son avenir ne s’arrête pas là, Océane se projette à court et à long terme. "Je m’éclate sur ce que je fais actuellement, et j’aimerais évoluer vers des épreuves plus créatives", assume-t-elle.

Par la suite elle souhaiterait ouvrir son salon, créer sa marque, et pourquoi pas devenir entraîneur à son tour... en équipe de France.
 
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