"Le prix du parking à Chartres est supérieur à celui de Monaco" : la politique budgétaire de la ville cristallise les critiques

durée de la vidéo : 00h02mn07s
Le conseil municipal de Chartres a validé à une écrasante majorité le budget. Il s’élève à 143 millions d’euros. Sa gestion provoque les critiques de l’opposition. ©France3 Centre-Val de Loire

Le conseil municipal de Chartres a validé à une écrasante majorité le budget. Il s’élève à 143 millions d’euros. Sa gestion provoque les critiques de l’opposition.

30 voix pour, 7 voix contre. Le budget de la ville de Chartres ne fait pas beaucoup débat au sein de la majorité de la Préfecture d’Eure-et-Loir. Il vient d’être approuvé par les élus. Et pour cause, la ville mise sur les investissements. 55 millions d’euros de dépenses sont programmés, contre 39 millions l'année dernière.

Une situation de surendettement selon l'opposition

Parmi les projets importants, des travaux d'aménagement autour de la cathédrale ou encore le déménagement du centre technique municipal. La mairie compte également sur un recours prévisionnel à l'emprunt de 21 millions d'euros. Mais au sein du conseil municipal, la gestion de ce budget interroge et fait même grincer des dents. Ladislas Vergne, ancien membre de la majorité et membre désormais des Républicains estime que les économies s'imposent et craint la faillite : "Aujourd'hui on est sur une situation de surendettement de la ville de Chartres. On est sur 3 300 euros de dette par chartrain souscrit par la ville de Chartres pour des gros projets. Les impôts sont très élevés. Le parking à Chartres est le plus cher de la Région Centre, on paie 3 euros de l'heure c’est même supérieur à Monaco."

"C'est une baisse de tous les services de proximité et des services publics. C'est aussi la gratuité des études scolaires par exemple qui disparaît." Jean-François Bridet, conseiller municipal d'opposition - Chartres Écologie

L'opposition écologiste à quant à elle voté contre. Pour les élus, ce budget s'inscrit dans la continuité des différents mandats du maire. La priorité serait donnée à l'attractivité de la ville via des infrastructures comme la piscine, l'Odyssée ou le Colisée. Des investissements qui seraient faits au détriment de la vie quotidienne des chartrains.

"Du point de vue social, c'est une baisse de tous les services de proximité et des services publics. C'est aussi la gratuité des études scolaires par exemple qui disparaît. C'est + 10 % sur tous les tarifs périscolaires," selon Jean-François Bridet, conseiller municipal d'opposition - Chartres Écologie. C'est donc tout le quotidien qui serait affecté. "C'est également un parc de logement social qui n'est pas rénové, qui n'est pas isolé" ajoute l’élu pour qui le maire a un projet sociologique de gentrification et d'embourgeoisement de la ville.

La mairie de Chartres n'a pas souhaité réagir malgré nos sollicitations.