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A Nogent-le-Phaye, près de Chartres, des singes de laboratoire sauvés par le zoo-refuge La Tanière

Une dizaine de singes issus de laboratoires ont été accueillis dans un refuge près de Chartres. / © France 3 Centre-Val de Loire
Une dizaine de singes issus de laboratoires ont été accueillis dans un refuge près de Chartres. / © France 3 Centre-Val de Loire

Une dizaine de singes de laboratoire ont été sauvés de l'euthanasie par le zoo-refuge La Tanière à Nogent-le-Phaye, près de Chartres. Certains n'ont jamais vu la lumière du jour, ni même rencontré un de leurs congénères.

Par A.A. avec I.R.

Ils s'appellent Wallace, Arthur, Rocco ou Dexter... Ces singes de laboratoires viennent d'être sauvés par Patrick Violas et son équipe. Le fondateur du zoo-refuge La Tanière à Nogent-le-Phaye (Eure-et-Loir) présente Cannelle, une macaque : "Elle a 21 ans, elle vient de Chine et a passé 19 ans en laboratoire. Elle a servi dans des recherches sur la rétine humaine".
 

Période de quarantaine obligatoire

Ces animaux ont aidé la recherche et auraient été euthanasiés s'ils n'avaient pas été accueillis dans ce refuge. Certains n'ont jamais vu la lumière du jour, ni même rencontré un de leurs congénères.

Les soigneurs leur accordent toute leur attention. Par exemple, Rocco a appris à connaître sa soigneuse et prend désormais les aliments dans sa main, comme des bananes, son plat préféré. Ces primates sont pour l'instant en quarantaine, une période obligatoire durant laquelle ils sont observés.

Hermine Saint-Jean, éthologue, explique pourquoi :

Cela va nous permettre de faire une étape de re-socialisation, on va essayer de voir qui s'entend mieux avec qui pour créer des groupes à terme, parce que ce sont des animaux sociaux qui ont besoin d'être en grand groupe. L'intérêt est de les observer sans perturbation extérieure pour pouvoir faire les choses bien pour leur futur habitat.


Dans quelques jours, les singes rejoindront leur nouvelle maison : un enclos avec volière. Ensuite, une nouvelle vie les attend : ils seront accueillis dans des zoos ou resteront ici. "On les a mis dans cet état-là, l'homme les a mis dans cet état-là et on leur doit quelque chose, une seconde vie, la plus confortable possible", souligne Patrick Violas. 
 

Le refuge espère sauver chaque année 500 animaux et le public pourra leur rendre visite en 2020.
 

Regarder le reportage d'Isabelle Racine, Grégoire Grichois et Théotime Guipaud : 

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