Violence au couteau à Chartres : ce que l'on sait de l'agression qui a conduit un lycéen de 16 ans aux urgences

Le pronostic vital du jeune homme n'est plus engagé. Deux jeunes ont été placés en garde à vue et une information judiciaire ouverte.

Il survivra. Deux jour après son hospitalisation au centre hospitalier du Coudray, après de graves blessures par arme blanche reçues le 26 mars dans la soirée, le pronostic vital d'un jeune homme de 17 ans n'est plus engagé.

Selon un communiqué du parquet, l'évolution favorable de l'état de santé de la victime a permis aux enquêteurs de recueillir son témoignage et de commencer à reconstituer le puzzle de cette soirée.

Le récit de la victime

Selon ce lycéen résidant à Chartres, deux adolescents, dont l'un qu'il connaissait, l'ont abordé alors qu'il se trouvait à un arrêt de bus devant la gare.

Selon le procureur de la République, Frédéric Chevallier, "il lui était demandé s'il connaissait un jeune avec lequel un des deux avait eu un précédent violent". Très rapidement, une première bagarre survient à coups de poings et de tournevis.

Les blessures au couteau

Après être parvenu à s'enfuir, le jeune homme a commencé à remonter l'avenue Jehan de Beauce avant, semble-t-il, d'être rattrapé par l'un des deux adolescents. Ce dernier lui aurait asséné trois blessures au torse à l'aide d'un couteau. La scène, précise le procureur, "était fulmée par le second avec son téléphone portable et diffusée rapidement".

Blessé aux poumons, le jeune homme a été aidé par une passante qui l'a amené dans un bar et a appelé les secours. Il a ensuite été pris en charge par le SMUR et emmené au centre hospitalier du Coudray. Alors considéré comme étant en "urgence absolue", et son pronostic vital engagé, le jeune homme a pu néanmoins survivre à ses blessures.

Information judiciaire pour "tentative d'homicide"

Dans la soirée, deux adolescents de 16 ans ont été interpellés et placés en garde à vue. Selon le parquet, les deux jeunes hommes ont évoqué la volonté de se venger "de précédents épisodes dont ils auraient été victimes".

Ils ont été déférés au parquets "dans le cadre d'une ouverture d'information pour des faits de violences volontaires en réunion et avec arme et pour tentative d'homicide volontaire".