Eure-et-Loir : 1.169 faux parfums de luxe saisis par la gendarmerie

La compagnie de gendarmerie de Châteaudun (Eure-et-Loir) a saisi ce lundi 2 décembre 1.169 parfums de luxe contrefaits. La revendeuse se fournissait à l’étranger et proposait les flacons à 15€ pièce.

La gendarmerie a saisi 1.169 flacons de parfums contrefaits.
La gendarmerie a saisi 1.169 flacons de parfums contrefaits. © Gendarmerie d'Eure-et-Loir.
Des parfums Dior, Chanel, Hugo Boss, ou encore Lancôme, frisent plutôt la centaine d’euros que le tarif de 15€ pièce. Ce prix était proposé sur la page Facebook d’une auto-entreprise basée en Eure-et-Loir.

Cette petite société ne vendait jusque-là "que du textile", détaille Fabrice Jeanjean, commandant de la compagnie de gendarmerie de Châteaudun.

 

Les flacons de 33ml pas distribués en France

Alertée de cette "nouveauté" le weekend dernier, la compagnie de gendarmerie de Châteaudun consulte alors le catalogue en ligne sur le réseau social, et s'aperçoit que les parfums de luxe sont vendus en flacon de 33ml.

"Cette contenance n'est normalement pas distribuée par les grandes marques de luxe en France", rappelle la compagnie de gendarmerie de Châteaudun, même si un doute persiste sur certains produits, proposés parfois à la vente en 35ml.
 

Perquisition dès le lendemain

Les gendarmes localisent rapidement le siège social à Bonneval, puisque une perquisition est menée dès le lendemain, lundi 2 décembre. Ont été saisis 1.169 flacons de parfums contrefaits, d’une valeur totale de 17.000 euros à la revente.
 

Entendue par les gendarmes, la gérante a déclaré "avoir fait une commande en Chine", précise Fabrice Jeanjean. Des propos qui vont dans le sens des enquêteurs puisqu'ils ont "de forts soupçons sur des fournisseurs sur le continent asiatique, la Chine en toute probabilité".


Les marques de luxe contactées

La gérante a été laissée en liberté, mais l'enquête est toujours en cours. La gendarmerie va contacter les marques de luxe, "pour vérifier qu'il s'agit bien de contrefaçon" pour tous les parfums, détaille le commandant de la compagnie.

Les flacons sont pour l'instant "sous scellés, et une partie est préservée en terme d'échantillonnage pour que certaines marques puissent faire des expertises sur le produit en lui-même".

Comme le rappelle Fabrice Jeanjan, "les grandes marques sont les premières victimes" des contrefaçons qui peuvent fleurir à l'approche des fêtes de Noël.
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