Dreux : des coups de feu tirés sur la maison familiale d'un jeune homme, victime d'un accident de la route la veille

Des coups de feu ont été tirés lundi 5 octobre, vers 5 heures du matin à Dreux, en direction d'une maison. En l'occurrence, celle de la famille d'un homme, victime la nuit précédente d'un accident qui a coûté la vie à une jeune femme de 17 ans. Le parquet envisage la piste des représailles.

Pourquoi une maison du quartier pavillonnaire de Rieuville, à Dreux en Eure-et-Loir, a-t-elle été visée par des tirs d'armes à feu ? C'est la question que se posent les enquêteurs de la gendarmerie nationale après l'attaque d'une habitation du chemin de Malerne, près de la rue Hoche, ce lundi 4 octobre vers 5 heures du matin comme l'a révélé l'Echo Républicain.

Plusieurs des balles tirées ont traversé la maison -dans laquelle se trouvaient une jeune femme et son enfant- "presque de part en part". D'autres ont atteint des voitures garées à proximité, mais aucun blessé n'est à déplorer. "Meme si on n'a pas encore établi avec certitude le calibre, l'arme utilisée était manifestement puissante, létale", affirme le procureur de Chartres, Rémi Coutin, contacté par France 3. Selon lui, "si les balles avaient touché une personne, elle aurait été grièvement blessée voire tuée".

Retour d'une fête de mariage

Élement qui a mis la puce à l'oreille des enquêteurs : la maison est celle de la famille d'un jeune homme d'une vingtaine d'années, victime avec trois autres personnes d'un accident de la route dans la nuit de samedi à dimanche, sur la nationale 12 à hauteur de Goussainville, à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Dreux.

Selon les éléments de l'enquête, la voiture qui les transportait a subitement quitté la route, une ligne droite en double voie, avant de s'immobiliser après plusieurs tonneaux environ 200 mètres plus loin. Une distance qui "témoigne de la probable très vive allure du véhicule", note le procureur, alors que les quatre occupants ont été expulsés de l'habitacle.

Les jeunes gens avaient vraisemblablement passé l'après-midi à fêter un mariage, dont ils revenaient lors de l'accident. "Depuis quelques temps, les fêtes de mariage se déroulent dans des conditions où les participants font un peu n'importe quoi en voiture", explique le procureur. 

L'hypothèse des représailles

L'accident a coûté la vie à une jeune femme de 17 ans. Une jeune majeure est quant à elle toujours dans un état critique, pronostic vital engagé, dans un hôpital de la région parisienne. Les deux jeunes hommes également présents ont été grièvement blessés, mais leurs jours ne sont plus en danger, précise le parquet. 

A l'heure actuelle, il est cependant impossible de déterminer exactement les raisons de l'accident, ni de dire avec certitude qui conduisait le véhicule parmi les quatre occupants. Même si les tirs de ce lundi matin aiguillent : "On n'est qu'au stade de l'hypothèse, mais on se dit que les coups de feu ont peut-etre été tirés en représailles contre la famille du conducteur", argue Rémi Coutin.

Pour coordonner les recherches et les remontées d'informations, le procureur de Chartres a souhaité confier les deux enquêtes à la gendarmerie nationale, bien que les balles aient été tirées en zone police. Aucune information n'a pour l'instant été communiquée sur les personnes interrogées ou la potentielle présence de témoins lors des tirs. Le parquet envisage de tenir un point presse vendredi après-midi, en fonction de l'avancée des investigations.

 

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