Maltraitance animale : l'ours Mischa est décédé au zoo-refuge de la Tanière, en Eure-et-Loir

L'ours Mischa a été envoyé en urgence au Zoo refuge de la Tanière, à Nogent-le-Phaye / © F3 / JP
L'ours Mischa a été envoyé en urgence au Zoo refuge de la Tanière, à Nogent-le-Phaye / © F3 / JP

L'association One Voice a annoncé mardi 12 novembre la mort de l'ours Mischa, recueilli au zoo-refuge de la Tanière, en Eure-et-Loir. Longtemps exhibé en spectacle par le cirque Poliakov, l'ours souffrait de diverses infections et de tumeurs.

Par Bertrand Mallen

Triste épilogue pour Mischa, l'ours hébergé depuis le mois de septembre par le zoo-refuge de la Tanière, en Eure-et-Loir. En septembre, l'association One-Voice avait alerté sur les conditions de vie extrême de trois ours détenus par le cirque Poliakov dans le Loir-et-Cher, au point de déposer plainte pour actes de cruautés.

Dès son arrivée, l'ours avait reçu un lourd traitement antibiotique pour de graves infections détectées aux pattes avant et arrière, mais aussi au niveau de la gorge et des poumons. Dans le mois qui a suivi, l'animal a même repris des forces et quelques dizaines de kilos. Jusqu'à la rechute de ces derniers jours.
 
L'ours Mischa aux quartiers d'hiver du cirque Poliakov

 

Des tumeurs "jusque dans le cerveau"

"Après quelques jours d'interruption d'antibiotiques, pour voir s'il reprenait des forces par lui-même, la santé de Micha s'est brutalement dégradée", a cependant fait savoir l'association. Anesthésié pour subir une opération et des analyses, l'ursidé ne s'est finalement jamais réveillé : "Il avait des tumeurs partout, jusque dans le cerveau."

Sur les réseaux sociaux, plusieurs personnalités, dont la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne, se sont émues de la disparition de Mischa. "Je m’étais mobilisée pour qu’il cesse tout spectacle et qu’il puisse être soigné", a tweeté la ministre mardi soir. "Merci à toutes les équipes, les professionnels et les ONG pour votre engagement sans faille." Le vidéaste et activiste Rémi Gaillard a également interpellé Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux, implorant la "grâce présidentielle" pour les deux autres ours détenus par le cirque Poliakov, Bony et Glasha.
 

En plus de ces deux ours, dont les conditions d'hébergement avaient également été dénoncées par les associations, un singe, des perroquets, des chevaux et au moins un dromadaire restent en possession du cirque Poliakov. Plusieurs ONG, dont One Voice, réclament la fin pure et simple de l'exploitation des animaux de cirque.

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