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Marleix accuse, Kasbarian défend, Macron au centre : on vous résume l'affaire Alstom

Le député LR Olivier Marleix (Eure-et-Loir) accuse Emmanuel Macron d'un "pacte de corruption" dans l'affaire Alstom. / © Thomas Padilla/MAXPPP
Le député LR Olivier Marleix (Eure-et-Loir) accuse Emmanuel Macron d'un "pacte de corruption" dans l'affaire Alstom. / © Thomas Padilla/MAXPPP

Papier, stylo, schéma : c'est encore la meilleure manière de se faire comprendre. On a retroussé les manches pour vous résumer l'affaire Alstom, dans laquelle deux de nos députés viennent de sauter à pieds joints. 

Par Yacha Hajzler

Querelle partisane ? Futur scandale d'Etat ? Si on ne sait pas encore ce que deviendra le dernier rebondissement dans la tentaculaire affaire Alstom, on a en tout cas relevé un inédit : ce sont le président et le rapporteur de la même commission d'enquête qui s'affrontent, en s'appuyant sur le même texte. 

Le 17 janvier, Le Monde révèle que le député Les Républicains d'Eure-et-Loir, Olivier Marleix, a saisi personnellement le parquet de Paris. Il y accuse le président de la République, Emmanuel Macron, d'avoir passé un "pacte de corruption" avec de grandes entreprises pendant qu'il était ministre de l'Economie, afin que celles-ci financent sa campagne électorale. 

Il s'appuie principalement sur l'affaire Alstom, une vente industrielle dont l'opacité fait encore parler d'elle, 5 ans après. Olivier Marleix a lui-même présidé la commission d'enquête "chargée d’examiner les décisions de l’État en matière de politique industrielle", un dossier où Alstom occupait toute sa place. 

Alstom est une affaire difficile à expliquer, alors on l'a fait à l'ancienne : papier, stylo, et quelques dessins. 
 

D'abord, c'est quoi l'affaire Alstom ? 

 


D'accord, quel rapport avec Macron ? 


L'implication d'Emmanuel Macron se trouve - si elle est avérée - dans les détails. Pour la saisir, il faut plonger un peu plus en avant dans les rouages de la vente d'Alstom. 
 


Et Guillaume Kasbarian, du coup ?


Guillaume Kasbarian est député LREM d'Eure-et-Loir, et il a été le rapporteur de cette même commission d'enquête.

Le jour où Le Monde révèle que son confrère a saisi le parquet, il publie une série de tweets expliquant qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil Alstom : "Si c'est une bombe, c'est une bombe à eau..."

Le sous-texte est aisément compréhensible : pourquoi Olivier Marleix parle-t-il maintenant ? N'y aurait-il aucun rapport avec la difficile passe politique du grand débat ? Avec les élections européennes qui approchent ? 

La parole est à la défense. 
 

C'est maintenant au parquet de Paris de décider des suites de l'affaire. 

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