Loiret : fin des audiences au procès en appel de France éoliennes

L'avocat général a demandé la confirmation des peines décidées en première instance contre les trois dirigeants d'entreprises impliqués dans l'affaire des éoliennes défaillantes, qui concerne près de 600 particuliers

Le tribunal d'Orléans, illustration.
Le tribunal d'Orléans, illustration. © MaxPPP / Marie Belhomme
Ce nouveau procès pourrait jouer en défaveur de ceux qui l'ont réclamé. Les audiences du procès en appel du directeur de France éoliennes et de deux dirigeants d'entreprises associées se sont achevées hier à Orléans.

Il est reproché au directeur Frédéric Benedite une vaste escroquerie à base d'éoliennes défectueuses et de défauts de livraison contre près de 600 particuliers entre 2006 et 2009

Frédéric Benedite clame son innocence et affirme avoir été floué par ses fournisseurs. Quant aux deux autres prévenus, ils se disent eux aussi victimes de l'escroquerie dont est accusé le directeur de France éoliennes.
 

Elévation de l'amende


Dans ses réquisitions, l'avocat général a demandé la confirmation des sanctions prononcées en juin 2018 contre les trois prévenus. Soit l'indemnisation de 200 parties civiles à hauteur de 4,8 millions d'euros, et une peine de 4 ans de prison dont deux avec sursis pour Frédéric Benedite

L'avocat général a cependant insisté sur l'augmentation de l'amende infligée au patron de France éoliennes, de 40 000 euros en première instance à 150 000 euros. 200 000 euros d'amende avaient déjà été requis contre Frédéric Benedite en mars 2018. La cour d'appel d'Orléans doit rendre sa décision le 31 mars 2020. 
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