Football : Le président de l’USO veut « exercer tous les recours possibles » pour contrer la relégation du club

L’annonce de la Fédération Française de Football a été vécue comme un coup de massue par le président de Club Orléanais. Entre déception et incompréhension, Philippe Boutron veut tenter un dernier recours devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF).

© G. Grichois
Alors que la décision de la FFF entraîne la relégation des clubs du Mans et d’Orléans en National, c’est l’incompréhension qui domine à l’USO. Le président de l'USO, Philippe Boutron, pensait pouvoir s’appuyer sur le vote de la ligue de football professionnel de la semaine dernière qui donnait son feu vert à un passage à 22 clubs pour la Ligue 2. Mais non!

Déni de démocratie

C’est ce vote qu’a retoqué la Fédération française de football. Prise au nom de "l’intérêt supérieur du football", cette décision ne se justifie en aucun cas pour le président du club Orléanais, Philippe Boutron. 

C’est une position démagogue, par ces mots, je comprends qu’il vaut mieux se fâcher avec Orléans et Le Mans que de se fâcher avec plusieurs clubs amateurs.

Pour Philippe Boutron, la Fédération "remet en cause la démocratie et la majorité des suffrages exprimés" en plus des conventions signées et engagements réciproques pris entre la Ligue de football professionnel et la Fédération.

Le club s’engage à exercer tous les recours possibles pour modifier la décision de la Fédération : "nous sommes dans notre plein droit, il existe des règlements, des conventions et des votes d’une assemblée... et tout cela serait annulé par la Fédération !"

Un budget divisé par deux 

Car la décision de la FFF a aussi un impact financier pour le club déjà fragilisé par une saison écourtée. Et Philippe Boutron de préciser : "Il nous restait 10 matchs avant la fin de la saison. Nous n’avons pas joué les matchs prévus à domicile donc, nous n’avons pas eu de recette de guichets. Il y a des partenaires qui n’ont pas tout réglé… on a des pertes importantes liées à cet arrêt prématuré. Et on nous remet un coup de couteau supplémentaire avec cette relégation."

Le budget du club va en pâtir. La répartition des droits télévisuels ne seront plus au même niveau qu’en Ligue 2. Les subventions et les sponsors pourraient aussi se faire plus discrets. D'après le président, le budget du club baisserait de moitié, passant de 10 millions d’euros par an à 5 millions d’euros.

"Nous ne pourrons pas conserver les effectifs que nous avons actuellement. Cette décision est complètement à contre-courant des dispositions et des annonces du Gouvernement sur le maintien de l’activité économique coûte que coûte," précise le président du Club Orléanais. "C’est la double peine !"


 
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