La grève des pompiers continue après un mois de mobilisation

La grève nationale des services de secours a mobilisé sept syndicats, représentant 85% des pompiers professionnels. / © PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN/MAXPPP
La grève nationale des services de secours a mobilisé sept syndicats, représentant 85% des pompiers professionnels. / © PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN/MAXPPP

Dans l'Indre-et-Loire, le Cher et le Loiret, la grève des pompiers continue, un mois après le début du mouvement. Depuis le 26 juin, des syndicats ont appelé à la grève des sapeurs pompiers et des agents de secours. L'expression d'un "ras-le-bol" dans la profession.

Par Bertrand Mallen

Comme la police ou les professionnels de la santé, les pompiers s'épuisent. A l'appel de sept syndicats représentant "85% de la profession", les pompiers représentant le service public de secours sont en grève depuis le 26 juin. Dans la région Centre-Val de Loire, le mouvement est suivi avec plus ou moins d'assiduité selon les départements.

"Retrouver notre coeur de métier"

A Tours, un mois après le début de la mobilisation, "la grève suit son cours" juge Anthony Chauveau, président départemental du  syndicat SPASDIS CFTC. Comme dans d'autres villes, les pompiers grévistes portent des brassards orange et ont recouvert leurs véhicules de slogans, tout en continuant à assurer le service. Alors que l'activité augmente chaque année, tandis que les effectifs ne progressent pas, les sapeurs-pompiers en sont venus à assurer un service de plus en plus intense.

"Notre coeur de métier, c'est l'urgence, pas l'assistance", résume Anthony Chauveau, qui déplore le fait que les pompiers sont de plus en plus appelé de façon abusive, pour faire le "taxi". "Notre revendication, c'est de revenir à ce coeur de métier, et d'avoir les moyens en conséquence." Outre le recrutement et la réévaluation de leur "prime feu", les pompiers demandent aussi davantage de sécurité face aux agressions.

 

 

Feux de révolte

Le mouvement est également suivi dans d'autres départements de la région, notamment le Loir-et-Cher et le Cher, avec plus ou moins de visibilité. Dans le Loiret, Christophe Mauger, responsable du syndicat autonome des pompiers du département, évoque un mouvement en demi-teinte. "On a choisi de débrayer une heure par jour, de 18 à 19 heures, mais dans les faits il y a une telle sollicitation opérationnelle que c'est faiblement suivi", explique-t-il d'autant que le département tourne déjà avec des effectifs très faibles. A Orléans-Centre, par exemple, sur une garde de 24 heures, "il n'est pas rare que les mecs passent l'intégralité des 24 heures dehors", d'une intervention à la suivante.

Une difficulté qui cristallise aussi le mécontentement dans les départements du Cher et de l'Indre-et-Loire, où la grève est très suivie. Les slogans "Effectifs en baisse = danger" ou "Feux de révolte", marqués sur les véhicules de secours, ne sont donc pas près d'être effacés. Si aucune manifestation n'est prévue cet été, Anthony Chauveau prédit "un durcissement du mouvement à la rentrée" si les grévistes ne sont pas entendus. Le 26 juillet, rien que dans le Loiret, une vingtaine d'interventions ont eu lieu pour lutter contre de nombreux feux de moisson.

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus