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La guerre du rail en Centre-Val de Loire

Arrêt du train Paris-Cahors en gare d'Argenton-sur-Creuse (Indre) par les habitants de la ville qui n'en peuvent plus de voir passer les trains. / © France 3 Centre-Val de Loire
Arrêt du train Paris-Cahors en gare d'Argenton-sur-Creuse (Indre) par les habitants de la ville qui n'en peuvent plus de voir passer les trains. / © France 3 Centre-Val de Loire

Pannes à répétition, retard, grèves, rien ne va plus entre la SNCF et les usagers du rail.
Un peu partout dans la région Centre –Val de Loire, la colère monte et des collectifs se créent pour maintenir un service public défaillant.
 

Par Corinne Bian Rosa / Anne Lepais

Ce samedi 22 septembre, le train Paris-Cahors s’est exceptionnellement arrêté en gare d’Argenton sur Creuse, dans le sud de l’Indre.

Contraint et forcé par un millier de manifestants qui ne supportent plus de voir seulement passer les trains.

A la tête du mouvement il y a Martine Irzenski, une comédienne qui effectue souvent des allers et retours à Paris pour son travail de doublage de voix, celle de l’actrice américaine Sarah Jessica Parker notamment.
Près d’un millier de personnes de tous âges, de toutes catégories sociales et de toutes tendances politiques, avaient auparavant défilé dans la rue de la petite ville de moins de 5000 habitants, avec le maire d’Argenton et ses collègues des petits bourgs environnants.

Une pétition, lancée par le collectif « Sauvons la gare d’Argenton–sur Creuse », a recueilli près de 10 000 signatures.
 

Collectif «  Sauvons la gare d’Argenton sur Creuse ».

Les cars remplacent les bus

Un peu plus à l’ouest, en Indre et Loire, à Loches, la gare semble déserte. Deux trains en partent le matin et deux trains arrivent le soir. Les rares usagers qui restent mettent plus d’une heure et demie à faire les 47 kms qui les séparent de Tours.

De plus en plus les cars remplacent les trains supprimés.
En cause, l’état de la ligne, vétuste, qui nécessiterait plus de 40 millions d’euros de réparations (80 millions pour la SNCF).

Une somme que la région Centre Val de Loire est prête à débourser, à part égale avec l’Etat.

Mais pour Bernard Verdier, de l’Association pour le Développement du Transports Collectifs en Touraine (ADTT), le service public n’y est plus.

Pas assez de train à Loches, une saturation au nord de la région à Chartres.
 

Des usagers au bord de la crise de nerf

La ligne Chartres-Paris est la deuxième ligne la plus fréquentée de France avec ses 20 000 voyageurs par jour en moyenne.
Une de celles aussi où le trafic est le plus perturbé.

Retards, pannes à répétition, grèves, l’exaspération des usagers est à son comble.

Là aussi, ils se sont regroupés en association pour pouvoir peser sur les décideurs, en l’occurrence le donneur d’ordre qui la Région  et le prestataire qu’est la SNCF.

Autre motif de grief pour les usagers de Paris-Chartres, les nouvelles rames commandées par la région qui contiennent plus de places assises, mais qui ne permettent plus de mettre des valises ou de travailler avec un ordinateur sur des tablettes qui n’existent plus.

Consciente des enjeux pour le développement économique du territoire, la région centre-val de Loire va investir 250 millions d’euros pour réaliser d’importants travaux sur le réseau secondaire, en plus des 196 millions d’euros annuels versés par convention à la SNCF pour le fonctionnement des TER.

Fin 2019, le réseau régional devrait être ouvert à la concurrence.

Sachant que si l’usager paie 41 pour cent du prix du billet, le contribuable, lui, s’acquitte du reste et presque jusqu’à 80 pour cent en cas d’abonnement….
 


 
 

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