Accident mortel à Tours : une information judiciaire ouverte pour blessures et homicide involontaires

L’homme qui a causé vendredi 22 mai le décès d’une femme de 63 ans en la percutant avec sa voiture au niveau d’un passage piéton a été présenté ce dimanche à un juge d’instruction.
 

Passage piéton rue de la Victoire à Tours : lieu de l'accident mortel du vendredi 22 mai.
Passage piéton rue de la Victoire à Tours : lieu de l'accident mortel du vendredi 22 mai. © Capture Google Street View
Agé de 49 ans et jusqu’alors inconnu des services de police, le chauffard a été entendu dès 9 heures ce dimanche par un juge chargé d’instruire l’affaire. Selon Grégoire Dulin, procureur de la République de Tours, il maintiendrait sa déposition faite au cours de sa garde à vue et dit ne pas se souvenir avoir renversé une femme de 63 ans ni sa petite-fille de 6 ans.

Vendredi 22 mai, aux alentours de midi, ces dernières traversaient la rue de la Victoire à Tours au niveau du passage piéton situé à l’angle de la rue Saint-Lidoire. Fauchée par la voiture, la grand-mère avait été tuée sur le coup. L’enfant qui l’accompagnait, blessée au poignet, avait été prise en charge au CHU Clocheville voisin des lieux du drame.
 

Le conducteur a déclaré être sous traitement médical lourd

Ce dimanche matin, le juge d’instruction a ouvert une information judiciaire pour blessures et homicide involontaires à l’encontre du conducteur à l’origine de l’accident. Celui-ci a été placé sous contrôle judiciaire et a interdiction de conduire tout véhicule. Selon les prises de sang effectuées au moment de sa garde à vue, l’homme n’était pas sous l’emprise de l’alcool ni des stupéfiants.

Des analyses toxicologiques sont toujours en cours car l’auteur des faits a déclaré suivre un traitement médical lourd "qui aurait pu avoir une incidence sur la commission de ces faits", selon le procureur de la République de Tours. Les résultats, très attendus, ne seront connus que d’ici un, voire deux mois.

Une expertise de la vidéosurveillance en cours

Les enquêteurs sont actuellement à pied d’œuvre pour exploiter la vidéosurveillance afin d’en apprendre davantage sur le déroulé des faits, et notamment savoir si le chauffeur a freiné ou pas au moment de l’accident. Ces vidéos pourraient également permettre de déterminer la vitesse moyenne du véhicule, dont on sait qu’il s’est immobilisé 60 mètres environ après avoir percuté les deux victimes.
 


 
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