Initiative à Chinon : avec Bee Api, les employés de la centrale nucléaire dorlotent les abeilles

A la centrale nucléaire de Chinon, certains employés s’investissent dans une association pour développer des ruches. Notre série "Suivez l'idée" vous présente le travail de Bee Api.
 
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Mais qu’est-ce qui poussent des employés à se mettre en association avec leurs collègues pour s’occuper de ruches ? « Je ne connaissais qu’une partie des membres qui forment aujourd’hui Bee Api, parce que nous sommes des centaines à travailler à la centrale. Ça nous a permis de mieux se connaître, pas juste de vue, de partager des moments chaleureux », indique Sandra Cadou, chimiste à la centrale nucléaire de Chinon.

Magalie Foulon, présidente de l'association, nous explique le concept :

Elle ajoute : « C’est une aventure humaine. » Proposée par EDF, l’installation des ruches a été rendu possible par la dizaine de formations dispensées par une structure indépendante, le CPIE (Centre permanant d’initiatives pour l’environnement). Ainsi, les employés ont pu apprendre les rudiments de l’apiculture: « Beaucoup d’entre nous étions débutants », se remémore Samuel Molis, formateur à la centrale.

Bee Api serait-elle une opération de communication d’EDF ? La question se pose, mais quoiqu’il en soit, l’intérêt des salariés est réel : « C’est ça qui est intéressant : voir qu’on partage des choses qu’on ne soupçonnait pas avec nos collègues, comme l’envie d’agir pour la préservation de l’environnement par exemple, souligne Sandra Cadou. On voit souvent les agents d’EDF comme des gens qui produisent de l’électricité en bloc, mais nous aussi nous avons le souci de l’écologie et le désir de défendre la biodiversité ! ». Magali Foulon rebondit : «Et puis il y a le rôle pédagogique des ruches : elles sont devant la centrale, mais les abeilles y sont très bien, et l’endroit a été expertisé par un spécialiste quand on a implanté les ruches ».
 
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Tous les bénévoles rencontrés mettent en avant les bienfaits de la formation et d’avoir pu passer du statut d’aspirants récolteurs de miel à celui d’apiculteurs confirmés, et pour cause : « Avec les compétences que j’ai acquis ici, j’ai installé des ruches chez moi ! », conclut Samuel Molis. Le but d’aider au développement des abeilles semble donc pleinement atteint.
La récolte du miel
La récolte du miel © Tandem Image


Les ruches sont installées à la centrale nucléaire de Chinon.
Le saviez-vous ?
En France, environ 70% des espèces des plantes recensées sont pollinisées par des insectes pollinisateurs, au premier rang desquels les abeilles. En cas de disparition des pollinisateurs, les fruits, essentiels à notre alimentation, ainsi que les graines disparaitraient également.
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