Initiative dans l'Indre, des produits locaux dans les cantines avec “Cagette & fourchette”

Le concept s’est construit autour d’une livraison mutualisée de produits locaux pour les cantines. / © Tandem Image
Le concept s’est construit autour d’une livraison mutualisée de produits locaux pour les cantines. / © Tandem Image

Solution innovante dans le département de l’Indre, des producteurs locaux se sont mis en association pour mutualiser les livraisons aux restaurations collectives. Notre série "Suivez l'idée" vous présente "Cagette & fourchette".

Par Marie Roy avec NR

« Tout est parti d’un coup de fil, se souvient Laurent Sabourault, maraîcher à Vendoeuvres (Indre) à l’origine du concept de Cagette & Fourchette. J’expliquais à mon interlocuteur que j’étais en voiture et que j’allais faire une livraison qui me rapporterait 15 euros, puis une autre ailleurs pour 10 euros et ainsi de suite. Je lui exposais à quel point ce système était problématique en termes de rentabilité. C’est là que j’ai eu le déclic : il fallait mutualiser les déplacements des producteurs locaux. »

Elise Brahy, coordinatrice de l'association, nous explique le concept :


Pour donner vie à cette idée un premier collectif se forme, c’est lui qui a  ensuite donné naissance à l’association Cagette & Fourchette, en 2017, dont Laurent Sabourault est l’actuel co-président. Le concept s’est construit autour d’une livraison mutualisée de produits locaux pour la restauration collective. Depuis, Laurent Sabourault, qui fournit principalement des carottes et des betteraves pour l’association, ne regrette pas de faire partie de ce réseau. Il y voit de nombreux avantages, à commencer par l’argument de la proximité : « Déjà, c’est plus écologique : les marchandises ne font pas le tour de France avant d’arriver dans l’assiette. On mange les productions cultivées près de chez soi. »

Le facteur économique joue aussi en faveur de Cagette & Fourchette : « On fait des économies sur les coûts de transports. C’est sûr que c’était plus onéreux de faire des livraisons chacun de notre côté, comme avant. Après, il y a deux salariés, un camion, ce qui prend du temps à amortir ». Quelques secondes de réflexion plus tard, il ajoute : « Et puis si je passe par un grossiste, il prend une marge qui est assez importante, là, c’est du direct, donc financièrement, c’est plus intéressant comme ça ».

En tout, c’est environ un quart de la production totale de Laurent Sabourault qui trouve un débouché dans la restauration collective via Cagette & Fourchette. La proximité n’étant pas gage de qualité, les producteurs doivent aussi signer une charte éthique pour garantir un certain standard pour leurs produits.
 
Le camion de "Cagette et fourchette" / © Tandem Image
Le camion de "Cagette et fourchette" / © Tandem Image
 

Le saviez-vous ?

D’après un rapport de 2018 de l’Observatoire national de la restauration collective bio et durable, 59% des produits bios en restauration collective engagée sont locaux.

La structure est hebergée à la maison du parc de la Brenne, à Rosnay.

 

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