Collecte "COVID 19" du CHRU de Tours, plus de 400 000 euros

Dans la course contre la montre, lancée contre le COVID 19, le CHRU de Tours a mobilisé l’ensemble de ses équipes de recherches. Dès  la fin du mois de mars une collecte solidaire, spéciale COVID 19, a été mise en place afin de répondre aux nombreux besoins liés à cette crise sanitaire.
 

CHRU de Tours, la collecte "Covid19" dépasse les 400 000 euros
CHRU de Tours, la collecte "Covid19" dépasse les 400 000 euros © CHRU de Tours

Lancée par le CHRU de Tours,  le 27 mars dernier, la collecte solidaire contre le COVID 19 est un succès. Son président, Jacques Portier, retraité bénévole, nous confie sa satisfaction : "On avait réuni 500 000 euros en deux ans et là,en deux mois, on est déjà au-dessus de 400 000 euros."

"En quelques semaines, on a récolté quasiment la même somme que nous obtenons habituellement en deux ans"


Pour l'instant, 428 donateurs particuliers, entreprises ou associations, se sont fait connaître. Les dons viennent essentiellement de personnes et d'entreprises de la région. Pour Jacques Fortier, "Ces personnes ont un lien fort avec le territoirre et, par ce geste, ils souhaitent montrer leur soutien à leur hôpital de proximité".

"Cette crise sanitaire a permis aux gens de s’intéresser plus aux hôpitaux" 

 
Sur le site du fonds de dotation, les donateurs peuvent "flécher leur don". C'est vous qui choississez où va votre argent. Vous avez le choix entre trois actions distinctes :

1 - L’amélioration des conditions de vie des équipes au travail, ainsi que de leurs patients

2 - L’essai thérapeutique national ANACONDA

3 - Le projet de recherche COVIQUEST , dernière campagne lancée le 11 mai

Soulager les équipes de soignants

L'objectif ici est de financer tous les éléments qui peuvent améliorer le quotidien et la vie des équipes de soignants et des patients. Chaque besoin qui remonte des services est étudié par le fond de dotation. Dernièrement, c'est un service accueillant les personnes âgées qui a demandé des "peluches sensorielles" afin de stimuler leurs patients. C'est une urgence, car il faut pallier à l'absence des visites de beaucoup de proches. Une terrasse, permettant aux résidents de l'Ehpad de l'Ermitage à Tours de voir leurs proches dans un lieu de détente, est aussi à l'étude en ce moment.

Un essai clinique contre le COVID 19

Sur la somme totale de 405 609 euros collectée pour l'instant, 357 279 euros seront destinés à l’étude ANACONDA. Cet essai clinique, dont l'initiative a été lancée par l’équipe d’immunologie du CHRU de Tours, est conjointement mené par 40 services hospitaliers français, privés et publics. Il doit évaluer le potentiel de l’Anakinra. Ce médicament, déjà existant, pourrait potentiellement soigner des patients atteints d’une forme grave du COVID 19 dont le système immunitaire "s’emballe", entraînant des inflammations graves de l’organisme. 

Une étude menée par des généralistes


Le dernier projet COVIQUEST a été lancé le 11 mai dernier, à l'initiative du Professeure Clarisse DIBAO-DINA, médecin généraliste à Amboise et Professeure à la faculté de médecine de Tours ; et Bruno Giraudeau, bio-statisticien et méthologiste à l'INSERM-SPHERE. Cette étude vient de la pratique du terrain nous confie-t-elle : "Elle est issue d'échanges entre confrères dans le suivi de leurs patients les plus fragiles."
Elle est menée par binomes, avec à chaque fois un praticien et un stagiaire, étudiant en médecine. C'est l'étudiant qui est chargé de rappeler les patients atteints de maladies cardio-vasculaires chroniques ou de troubles psychiques chroniques.
 
L'équipe INSERM SPHERE qui mène l'étude COVIQUEST
L'équipe INSERM SPHERE qui mène l'étude COVIQUEST © CHRU de Tours - INSERM SPHERE


"Dès la première semaine du confinement - nous confie Clarisse DIBAO-DINA -  on ne voyait plus certains de nos patients et c'était inquiétant. C'est là qu'on s’est dit qu’il fallait abolument reprendre contact avec ces patients fragiles, pour éviter tout risque de complication, comme des AVC ou des infarctus."

COVIQUEST s'étend sur 9 régions et implique la participation de près de 200 médecins généralistes. Le besoin de financement est de 120 000 euros. Cette étude est lancée depuis seulement une semaine ; 1 400 euros ont pour l'instant été récoltés.


La collecte continue, sans date de fin définie, car tout cela reste lié au développement de l'épidémie
 
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