Coronavirus : un bar clandestin continuait à accueillir et servir des clients dans une commune d'Indre-et-Loire

En Indre-et-Loire, à Bléré, un bar continuait à accueillir et servir des clients de façon clandestine. / © Lionel VADAM / MaxPPP
En Indre-et-Loire, à Bléré, un bar continuait à accueillir et servir des clients de façon clandestine. / © Lionel VADAM / MaxPPP

Si la fermeture des bars et des restaurants a été actée le 15 mars, soit trois jours avant la mise en place du confinement, certains ne semblent pas avoir retenu la leçon. En pleine épidémie de coronavirus, sept personnes ont été verbalisées à la sortie d’un bar de Bléré, en Indre-et-Loire.

Par Barbara Gabel

Pour certaines personnes, pas question de renoncer à aller boire des coups en période de confinement. Dans un bref message posté sur Facebook, ce 1er avril, les gendarmes du département de l'Indre-et-Loire ont donné un “carton rouge” à un bar de la commune de Bléré qui continuait à accueillir et servir des clients.


Six clients et la gérante du bar interpellés 

Après quelques jours de surveillance du bar, les gendarmes de la brigade de Bléré ont remarqué des entrées et des sorties par une porte qui ne correspondait pas à l'entrée principale de l’établissement. Lundi 30 mars, ils ont décidé de sévir et d’interpeller six clients, ainsi que la gérante du bar.
 

“Il semble que ce n’était pas occasionnel”, indique le lieutenant-colonel Le Goff de la gendarmerie d’Indre-et-Loire qui déplore “un comportement inconscient” en période de confinement. Une procédure a été diligentée à l’encontre de la gérante du bar. Après la crise sanitaire, son établissement pourrait faire l'objet d'une fermeture administrative.
 
 

D’autres cartons rouges

Sur sa page Facebook, la gendarmerie d’Indre-et-Loire partage d’autres verbalisations pour non-respect des mesures de confinement, comme ce pilote de moto-cross interpellé à Beaumont-en-Véron lundi 30 mars. Le lieutenant-colonel Le Goff tient à rappeler que “le motocross ne fait pas partie des dérogations de sortie”.
 

La veille, le dimanche 29 mars, ce sont quatre jeunes hommes qui se sont fait contrôler par les gendarmes de la brigade motorisée de Tours, à bord d'un monospace à Ambillou, sans motif valable. Le conducteur a par ailleurs été contrôlé positif aux opiacés.
 

Quel est le montant de l’amende pour non-respect du confinement ?

Le non-respect des mesures de confinement est sanctionné d’une amende de 135 euros (contravention de 4ème classe). Le décret du 28 mars fixe le montant de cette amende en cas de récidive à 200 euros, et 450 euros pour l’amende majorée si elle n'est pas payée dans les délais.

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