Joué-les-Tours : un ancien élu condamné pour violences conjugales

Vincent Tison, ancien élu qui s'était brièvement impliqué dans la course à la mairie de Joué-les-Tours, a été condamné pour des violences contre son épouse. 

Le palais de Justice de Tours, où a été jugé Vincent Tison.
Le palais de Justice de Tours, où a été jugé Vincent Tison. © ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP
Douze mois de prison avec sursis, une mesure d'éloignement de deux ans et une obligation de soin. L'ancien conseiller municipale de Joué-les-Tours, Vincent Tison a été condamné ce mercredi 23 septembre pour violences conjugales par le tribunal correctionnel de Tours. 

Selon des informations révélées par nos confrères de France Bleu et confirmées auprès de France 3 par le procureur de la République de Tours, l'élu a asséné gifles et coups de poings à sa compagne, avant de l'étrangler et d'appuyer son pied sur sa nuque. Des faits extrêmement violents, qui ont valu à la victime 10 jours d'interruption de travail. 

A l'audience, la victime a ardemment pris la défense de son conjoint violent, rapportent nos confrères. "Moi aussi j'ai été violente ! J'ai un comportement qui fait que je harcèle mon mari sans arrêt!" a-t-elle déclarée. Elle n'a pas souhaité se constituer partie civile et a paru très affectée par la mesure d'éloignement exigée par le tribunal.

Cette défense de l'agresseur peut être caractéristique d'un phénomène nommé l'emprise, bien connu de ceux qui étudient les violences conjugales. Dans cette situation, l'ascendant psychologique du conjoint violent empêche la femme de se considèrer comme victime. "Les femmes sous emprise ne partent pas parce que cela détruit leurs capacités psychiques, les empêche de distinguer ce qui est normal de ce qui est dangereux et les pousse à accepter ce qu’elles n’accepteraient pas spontanément" expliquait au Monde la psychiatre Marie-France Hirigoyen.

Ce cas de figure n'a cependant pas été évoqué dans le cadre des débats de ce procès, selon l'avocate de Mr Tison. 
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