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Journée mondiale du bénévolat : Demain tous bénévoles ?

Nadia, bénévole au Secours Populaire de Tours
Nadia, bénévole au Secours Populaire de Tours

Donner une heure pour distribuer un repas, ou une après-midi pour entraîner des jeunes au basket, il y a de multiples facettes au bénévolat. Pourquoi certains ont choisi de donner de leur temps ? Nous sommes allés à leur rencontre à l’occasion de la journée mondiale du bénévolat.
 

Par Cyril Dudon

Sans eux, on ne sait pas si la planète tournerait si rond, du moins elle tournerait sûrement beaucoup moins bien. Les bénévoles mettent de l’huile et du liant dans tous les secteurs de la société que ce soit le sport, la culture, l’éducation, les loisirs ou l’aide et le soutien à la personne. Bref, ils sont partout.
À l’occasion de la journée mondiale du bénévolat, ce 5 décembre, nous sommes allés à la rencontre de quelques-uns d’entre eux, en Indre-et-Loire. Quelles sont leurs motivations ? Quel temps y consacrent-ils ? Qu’est-ce qu’ils en retirent ?

Danielle et Louis, 60 ans d’engagement


Pour Danielle et Louis Barraud, co-fondateurs de l’association « Chrétiens migrants » - association basée à Tours dont le but est d’apporter du soutien aux réfugiés et aux demandeurs d’asile - l’engagement associatif a toujours fait partie de leur vie et cela a même contribué à renforcer la complicité dans leur couple. Aujourd’hui ils ont plus de 80 ans et comme le dit Danielle avec malice : « On est à l’âge des bilans et moi je me dis que je ne regrette rien. J'ai acquis avec ça une grande liberté personnelle et une joie de vivre ». Même enthousiasme pour Louis, son mari dans la vie : « Ce qui est réjouissant c’est que dans ce monde-là, on a rencontré des gens fabuleux. Nous par exemple, on a beaucoup fréquenté l’abbé Pierre, on a parlé des heures avec lui. Pour nous, cela a été une richesse extraordinaire. »

Pour Nadia, une deuxième famille


Nadia, elle, est bénévole au Secours populaire de Tours depuis 10 ans. Elle a commencé un peu par hasard mais aujourd’hui elle pense qu’elle ne pourrait pas s’en passer : « Je ne compte pas, je viens le matin et je repars le soir. J’y trouve une satisfaction, il y a une bonne équipe. On crée de l’amitié, on rigole et on travaille beaucoup. C’est cela qui nous fait tenir. » Car en effet, le bénévolat est rarement un engagement de tout repos. Il y a des heures à respecter, souvent une tâche bien précise à accomplir.

Bernard, un moyen d'aller vers les autres


Le bénévolat, c’est une expérience à part entière où l’on peut, soit acquérir de nouvelles compétences, soit mettre ses compétences acquises au cours de sa vie à la disposition des autres. C’est le cas de Bernard Royer, ancien médecin à la retraite. Aujourd’hui il donne de son temps pour le CPO, le pôle santé de l’association Émergence. Plusieurs fois par semaine dans le quartier du Sanitas à Tours, avec d’autres collègues : médecins, dentistes ou infirmières, il donne des consultations gratuites pour les personnes sans droit qui vivent dans une vraie précarité médicale. Le temps libre qu’il a trouvé au moment de sa retraite lui a permis de s’engager plus amplement : « Le monde est fait de contacts, lorsque vous n’avez plus de contacts nouveaux vous vous sclérosez et puis il a tellement de gens qui ont besoin de choses. »

Une ouverture sur les autres et sur le monde


Le bénévolat permet de se tourner vers les autres, d’être confronté à de situations ou des vies que parfois l’on n’aurait pas imaginé. C’est cette ouverture sur l’autre, sur les autres qui a plu au couple Barraud. Pour Danielle et Louis, qui ont plus de 80 ans, dont près de 60 ans d’engagement dans des associations : « On apprend à écouter l’autre, à sortir de soi, à ne pas tourner sur son ego. Et puis les autres nous apportent leur monde » ; Louis rajoutant : « Quand on fréquente ces personnes-là, on s’aperçoit qu’il y a d’autres horizons et ces horizons sont des fois extrêmement déroutants pour nous. Cela nous ouvre notre esprit, notre réflexion et c’est extrêmement positif. »
 

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