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Aéroport de Tours : l'abandon de Notre Dame des Landes est une aubaine pour Tours

© France 3 Centre-Val de Loire
© France 3 Centre-Val de Loire

L'abandon du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes était une hypothèse de travail pour le projet de développement de l'aéroport Tours-Val de Loire.
En se tournant vers une clientèle du grand ouest, Tours espère améliorer la rentabilité de ses infrastructures aéroportuaires à long terme.

Par Nathanael Lemaire

En renonçant à la construction de l'aéroport de Notre Dame des Landes, le gouvernement conforte indirectement l'avenir de l'aéroport Tours Val de Loire. Avec 200.000 passagers par an, Tours doit faire face au départ prochain de l'école de chasse. Si les militaires ne gèrent plus le trafic aérien, les gestionnaires de l'aéroport de Tours devront demander à la Direction Générale de l'Aviation Civile la venue de contrôleurs aérien civils. Le fait d'être un aéroport de proximité pour l'ouest de la France renforce les prévisions du trafic passager dans les années à venir et la crédibilité de développement de l'aéroport tourangeau.


Frederic Augis, président du Syndicat Mixte pour l’Aménagement et le Développement de l’Aéroport International de Tours (SMADAIT) s'est exprimé à France 3 Centre Val de Loire sur l'opportunité que représente pour Tours l'abandon de Notre Dame des Landes :


Si c’est une mauvaise nouvelle pour Nantes, cet abandon de Notre Dame des Landes peut nous aider dans le cadre de la restructuration que l’on veut faire suite au départ de l’école de chasse.
Puisque Nantes ne se fait pas, les voyageurs vont bien devoir aller quelque part pour prendre un avion.
ET là, Tours est central entre Orly, Nantes, Bordeaux et Lyon pour pouvoir développer une infrastructure aéroportuaire.
Nous allons donc continuer de travailler notre projet de développement de l’aéroport de Tours Val de Loire avec la DGAC pour obtenir des contrôleurs aériens civils.
Tout le grand ouest est potentiellement intéressé par des vols au départ de Tours, notre aéroport va pouvoir prend une dimension telle que sa rentabilité sera assurée à long terme.
Aujourd’hui, on le voit, ce n’est pas possible de créer un nouvel aéroport, la seule solution, c’est de faire monter en puissance des aéroports comme les nôtres pour obtenir un équilibre global des zones aéroportuaires.
 

Interrogé sur le développement récents de l'aéroport de Châteauroux avec des lignes passagers pour Londres, Lyon, Toulouse et Biarritz (en plus de Nice et Ajaccio), Frédéric Augis met en garde sur le coût de cette concurrence entre aéroports d'une même région :

Moi, j’avais compris que Châteauroux se positionnait sur le fret et Tours sur le trafic passager, s’ils veulent développer une offre commerciale de passager, libre à eux, mais il faudra savoir combien la collectivité publique paye par passager. Aujourd’hui, un passager de Tours coûte 13 euros à la collectivité (subventions), je vais regarder combien cela va coûter à la Métropole de Châteauroux. Développer un territoire avec un aéroport, c’est bien, mais pas à n’importe quel prix 

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