Le long de la nationale 10, les vacanciers préfèrent le temps de la découverte au vacarme de l'A10

Publié le Mis à jour le
Écrit par Thomas Hermans et Corentin Le Dréan

En ce week-end d'août ensoleillé, nombreux sont les vacanciers à prendre la route vers le sud. Nous sommes allés à la rencontre de ceux qui préfèrent les chemins de traverse et la flânerie le long de la nationale 10 déclassée aux bouchons de l'A10.

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Le sempiternel chassé-croisé juillet-août est passé, mais les vacances ne font encore que commencer pour de nombreux Français. En ce week-end des 6 et 7 août, nombreux sont celles et ceux à prendre la route depuis la région parisienne, ou plus généralement la moitié nord de la France. Direction : les plages du sud, le soleil et les cigales. 

Pour ce faire, l'autoroute A10 est le corridor tout trouvé de la majorité de ces Hexagone-trotteurs, mais réserve aussi son lot d'embouteillages monstre, de péages pas donnés, et une certaine monotonie asphaltée. Certains choisissent les chemins de traverse, chers à Francis Cabrel, et, comme le chantait l'artiste du Sud-Ouest, "vont où le vent les porte". En Indre-et-Loire, le vent les porte le long de l'ex-nationale 10, axe historique reliant Paris à la frontière espagnole en passant par Tours. Même déclassée et sans avoir eu les honneurs d'une chanson de Charles Trenet, la nationale permet un voyage un peu différent.

En ce samedi 6 août, sous un beau soleil d'après-midi, nous sommes allés à leur rencontre.

Dimitri Poret, père de famille fan des Rolling Stones, pique-nique à Sorigny à côté de son camping-car

"On va à Cap-Breton, dans les Landes. On est partis hier soir de Normandie aux alentours de 19h30, et on a dormi après Chartres, à Bonneval. On a traversé Tours tranquillement, et comme il était l’heure du midi, on s’est arrêtés. 

On a choisi de prendre la nationale pour des raisons économiques, l’autoroute ça devient trop cher, surtout en camping car où on est classés au-dessus d’une voiture. Et puis comme on prend notre temps, on descend sur deux jours et on remontera sur deux jours, la nationale c’est plus simple. Quand on a envie de s’arrêter, on s’arrête. Surtout avec les trois enfants. On essaie de trouver un endroit avec un beau paysage. On voit les régions. Il y a 850 km où on voit un peu de tout, des plaines aux valons jusqu’aux Landes.

Mais on espère manger du cassoulet toulousain la prochaine fois qu'on s'arrête !"

Céline Poret, la mère de famille, profite des paysages

"On prend le temps de digérer après le repas, on fait des petits dessins avec les filles. Elles aiment bien une activité après manger. Soit on joue à la poupée, soit on fait des dessins.

Prendre la nationale, ça permet de prendre son temps, de regarder les paysages autour de nous. On n'a pas le stress des bouchons. On a vu des châteaux, de belles petites rivières. Ça permet de décompresser après avoir travaillé la semaine et avant d’attaquer la semaine de vacances en famille. On n'est pas arrivés, mais les vacances ont déjà démarré. Là, on respire après une année de travail, ça fait du bien."

Muriel, venue de Sarthe avec sa caravane, fait une pause tourisme à Montbazon sur la route de l'Hérault

"Sur les autoroutes, on voit pas grand-chose. C’est tout droit et on va trop vite pour voir le paysage. On préfère les petits villages, on s’arrête. On regarde s'il y a quelque chose à manger, parce qu’on est des bons mangeurs, et en France on a la chance d’avoir des bons restaurants. Et ensuite on regarde s'il y a un petit plan d’eau, un petit coin sympa et on pose la caravane. À Olonzac, on ne nous attend pas à une journée près, donc on se permet de s’arrêter quand on veut. On n’est pas pressés. Les vacances, ça commence quand on part. Et j’ai de la chance, je ne travaille pas, donc je repars quand je veux.

On a la chance d’avoir un très très beau pays, on n’a pas assez de sa vie pour voir tout ce qu’il y a à voir. Le peu de fois où on peut bouger, on se permet de s’arrêter où c’est sympa, que ce soit un restaurant, un monument, un endroit de l’Histoire de France, et faire découvrir tout ça aux petits-enfants.

Là, on va voir la forteresse. On ne sait pas ce qu’on va voir, mais on y va. C’est la découverte !"

Audrey Pégué, restauratrice à Sorigny, profite de l'affluence de la N10 et de l'A10

"On a eu un bon service ce midi, avec beaucoup de monde de passage. Entre la sortie d’autoroute et la nationale… On a servi une petite cinquantaine de couverts, alors qu’on n'avait qu’une petite quinzaine de réservés.

Les trois quarts, c’est du passage, des gens qui arrivent très vite, qui partent en vacances. On est bien fixés. Et puis on a maintenant une clientèle d'habitués, des gens qui prennent la nationale 10 tous les étés et qui s'arrêtent à chaque fois chez moi.

On devait ouvrir demain. Mais avec l'affluence, on n'a plus de stock. Donc on va devoir fermer. On va partir en vacances plus tôt !"

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