Manifestation contre les violences policières à Tours : "justice pour tout le monde, c'est tout ce qu'on demande"

Samedi 13 juin, ils étaient plus de 250 manifestants à Tours en Indre-et-Loire à défiler contre les violences policières. Ils demandaient entre autres, une justice pour tout le monde.

Plus de 250 manifestants se sont retrouvés place Jean Jaurès à Tours (Indre-et-Loire) pour protester contre les violences policières
Plus de 250 manifestants se sont retrouvés place Jean Jaurès à Tours (Indre-et-Loire) pour protester contre les violences policières © Ch.Krief

Après les rassemblements de samedi 6 juin, d'autres manifestations étaient organisées un peu partout en France samedi 13 juin. Dans les grandes villes de France à Paris, Marseille, Lyon, Montpellier ou encore Bordeaux, l'appel à manifester contre les violences policières a été suivi. À Tours en Indre-et-Loire, ils étaient plus de 250 place Jean Jaurès. 

"Pas de justice, pas de paix"

Le rassemblement à Tours s'est déroulé calmement. Dans la foule, parmi les slogans scandés, on pouvait entendre "Pas de justice, pas de paix". Devant le commissariat de la rue Marceau, une dizaine de personnes se sont allongées pour mimer une arrestation, en référence à la mort de George Floyd aux Etats-Unis. 

Matthieu est venu défendre les droits de tous : "Une justice équitable pour tout le monde, c'est tout ce qu'on demande. Peu importe la couleur de notre peau, chacun a droit à être défendu de la même manière. Je manifeste aussi pour éviter que le message ne soit oublié. Si on oublie, ça se reproduira."

À Paris, le cortège n'a pas bougé de la place de la République

Officiellement, en raison de la crise du coronavirus, les rassemblements de plus de dix personnes sont interdits. Le ministre de l'Intérieur a néanmoins annoncé lundi 8 juin qu'ils seraient tolérés, en raison de "l'émotion mondiale, qui est saine sur ce sujet". À Paris place de la République, le rassemblement a débuté dans le calme vers 14h30, mais s'est tendu en fin d'après-midi, avec des affrontements entre policiers et black blocs. Douze militants d'ultra droite ont été interpellés après avoir étendu une banderole contre le "racisme anti-blanc" sur un immeuble de la place de la République.

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