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La nomination du nouveau procureur de Tours est-elle si polémique ?

Grégoire Dulin, alors Procureur de la République de Villefranche-sur-Saône, en 2015. / © JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
Grégoire Dulin, alors Procureur de la République de Villefranche-sur-Saône, en 2015. / © JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Un article du site Médiapart critique le candidat proposé par la Garde des Sceaux pour le poste du procureur de Tours, un choix qui relèverait du favoritisme. Une indignation qui ne semble pas partagée par nos interlocuteurs. 

Par Yacha Hajzler

"Grincements de dents et colère sourde, ces jours-ci, au sein de la magistrature", selon Médiapart. Le journal révèle que Grégoire Dulin, magistrat qui officie en tant que conseiller justice du ministère de l'Intérieur, aurait été préféré à des candidats plus exéprimentés au poste de procureur de la République de Tours. 

Jean-Luc Beck, l'ancien procureur, est parti à la retraite en décembre. Le procureur adjoint, Bruno Albicetti, assure depuis l'intérim. Procédure habituelle, les juridictions ont adressé à la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, leur liste des potentiels candidats. Sur le seul critère de l'ancienneté, "Grégoire Dulin, 43 ans, n’arrive qu’au 33e rang sur 35 candidats"

Selon Médiapart, il s'agit d'un signe supplémentaire "qu’Emmanuel Macron se refuse à accorder son indépendance au parquet"
 

Une bonne réputation


Grégoire Dulin a été procureur de la République de Villefranche-sur-Saône, en 2014. Plus tôt dans sa carrière, il a occupé les fonctions de substitut du procureur et de vice-procureur, notamment à Marseille. 

Selon un témoignage anonyme reccueilli par France3, à Tours, Grégoire Dulin a la réputation d'être un très bon magistrat, respectueux des droits de la Défense. Ses fonctions de conseiller ne semblent pas gêner outre mesure, de nombreux magistrats exerçant à ce poste. 
 

Le Conseil de la Magistrature, un organe indépendant


De son côté, le Conseil de la Magistrature tient à réaffirmer son indépendance. "Pour l'instant, la proposition est examinée par le conseil, qui n'a pas encore donné d'avis et ses travaux ne sont pas publics. Il faut être prudent."

Et, si le conseil n'a pas toujours suivi la proposition de nomination de la Garde des Sceaux ; ces dernières années, les ministres en fonction ont toujours suivi l'avis du conseil. Reste encore à auditionner le candidat mis en avant, et à examiner l'ensemble des dossiers de candidature. Sécurité supplémentaire : si un membre du Conseil connaît l'un des candidats, il ne participe pas au vote. 

"Ce n'est pas le premier article qui paraît, ça n'influence en rien à la décision du Conseil", conclut le Conseil. 

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