Photo contre Covid: deux photographes de Beaugency et d'Orléans offrent leurs services aux commerçants confinés

Depuis le début de ce reconfinement, Margaux-Noée et Clara Valette, photographes professionnelles offrent des photos aux créateurs et aux commerçants qui ont dû fermer boutique pour les aider à vendre leurs produits sur internet. Leurs villes d'intervention: Orléans, Blois, Beaugençy et Tours. 

Clara Valette et Margaux-Noée, photographes professionnelles offrent trois photos aux commerçants pour promouvoir leurs produits sur leur site
Clara Valette et Margaux-Noée, photographes professionnelles offrent trois photos aux commerçants pour promouvoir leurs produits sur leur site © Clara Valette-DR

A l'annonce du second confinement, Clara m'a appelée dans la nuit pour qu'on monte ce projet ensemble. L'idée : offrir trois photos à des commerçants qui devaient fermer.

Margaux-Noée, photographe professionnelle à Beaugency

Elles ont 26 et 22 ans. Margaux-Noée est photographe professionnelle depuis 4 ans. Elle possède un studio à Beaugency mais travaille aussi à Tours.

Clara Valette est étudiante en master de communication et photographe depuis deux ans en auto-entrepreneur près d'Orléans. 

D'habitude le mois de novembre est très chargé pour les photographes. "C'est la saison des photos de famille, des visuels pour les bons cadeaux, des photos de fin d'année des associations. En novembre, on multiplie par quatre notre activité. Là tout est à l'arrêt, alors autant donner un coup de pouce aux commerçants", raconte Margaux-Noée.  

Clara a eu l'idée quand Emmanuel Macron a annoncé le nouveau confinement le 28 octobre 2020: " Je me suis dit que j'allais devoir arrêter la photo. Alors autant que mes compétences servent à quelqu'un. Et j'ai tout de suite pensé aux commerçants. J'ai laissé un message à Margaux. Le lendemain, on avait l'adresse mail, l'instagram et facebook et c'était parti. " 

" Photo contre Covid ": comment ça marche ? 

 L'idée est d'offrir trois photos aux créateurs et commerçants qui ont dû fermer à cause de ce second confinement et de facturer 15 euros les suivantes si ils en veulent d'autres.

"Une fois le contact établi, nous donnons un point de rendez-vous pour que le client nous remette le produit à photographier. L'objectif c'est qu'il y ait le moins de contacts physiques possibles. Donc ensuite on discute par téléphone ou sur les réseaux avec le client pour que les photos collent à l'image de leur boutique. Puis nous réalisons les photos en studio professionnel, le client choisit les épreuves sur une planche par mail et on leur envoie les trois photos choisies par internet. Leur seule obligaton est d'identifier notre réseau sur la photo," explique Clara Valette.

"Nous avons trois jours de collecte pour le moment  : le lundi à Blois, le vendredi à Beaugency et le jeudi à Orléans. On peut aussi intervenir à Tours où je vis", complète Margaux-Noée. 
 

Cinq heures de travail pour six photos

Prendre des photos de produits pour favoriser leur vente sur les sites des boutiques n'est pas simple.

" Hier j'ai passé des heures à photographier du thé et des tisanes. Il fallait avoir l'impression de pouvoir sentir l'arôme du produit juste en la regardant", raconte Margaux-Noée.

Habituée à ne pas compter ses heures, la jeune photographe continue avec ce projet qu'elle trouve très stimulant. " Ce sont les seules photos qu'on prendra pendant le confinement. D'habitude, on s'adapte aux clients. Là on on est un peu libre. Cela nous permet de tester de nouvelles choses. On apprend et on se fait plaisir," confie Margaux-Noée. 

" Ça change du portrait. On développe une créativité différente. Ces photos nous permettent de travailler notre touche artistique. Ce qui est difficile à mettre en valeur avec des produits. Mais c'est très intéressant. Et ça marche puisque les commerçants sont contents", constate Clara. 
 
Photo réalisée par Margaux-Noée pour le Comptoir de Romane à Meug-sur-Loire
Photo réalisée par Margaux-Noée pour le Comptoir de Romane à Meug-sur-Loire © Margaux-Noée-DR

Un concept de photos solidaires étendu dans toute la France ? 


En deux semaines, les deux photographes ont été contactées par une vingtaine de commerçants et de créateurs. "Nous sommes contentes. L'idée est d'étendre le concept à toute la France grâce à notre réseau d'amis photographes", explique Clara Valette. "La Photo contre la Covid" est déjà arrivée en Lorraine et en Mozelle. Il va bientôt gagner le sud de la France. 

La famille de "La Photo contre la Covid" s'agrandit aussi dans la région puisque deux graphistes tourangelles ont rejoint l''aventure : Emily Hatchi et Victoire Morand. "Elles aident les commerçants à mettre en valeur nos photos sur le site internet. C'est un travail qu'on ne pouvait pas faire à distance. Emily et Victoire sont douées pour ça", se réjouit Margaux-Noée. 

►Contact : photocontrecovid@gmail.com
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
solidarité société coronavirus/covid-19 santé photographie culture art