Procès du parking des Atlantes à Tours : deux hommes jugés après la mort d'Ali Unlü, les proches à la barre

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Écrit par Romane Sabathier
Le procès se tient jusqu'à demain, jeudi 25 novembre.
Le procès se tient jusqu'à demain, jeudi 25 novembre. © PIERRE HECKLER / MAXPPP

Troisième journée du procès de la mort d'Ali Unlü, père de famille de 45 ans, devant les assises d'Indre-et-Loire. Ce mercredi 24 novembre, les proches de la victime se sont exprimés à la barre.

"Ali était quelqu'un de sensible, entier, aux qualités de père louées, un côté sanguin mais pas violent". Les proches d'Ali Unlü ont pris la parole ce mercredi 24 novembre à la barre des assises d'Indre-et-Loire à Tours.

Le procès vise à faire la lumière sur les circonstances du décès de l'homme de 45 ans, mort de ses blessures à la suite d'une altercation sur le parking du centre commercial des Atlantes, à Saint-Pierre-des-Corps. La présidente de la cour évoque une affaire de violences réciproques. Deux hommes comparaissent depuis lundi.

"Ce n'est pas la chute qui a entrainé la mort"

Mardi, les témoins avaient déjà raconté leur version de la scène. Des récits que l'avocat de la défense avaient jugés peu fiables.

La médecin légiste, Pauline Saint-Martin, a fait état d'une artère tranchée après un coup de poing très violente portée au cou, ayant entrainée une hémorragie cérébrale. Quoiqu'il en soit, "ce n'est pas la chute qui a entrainé la mort" selon elle.

Cet enchaînement des évènements, les deux mis en cause le regretteraient amèrement. Lundi 22 novembre, leur avocat, Me Christian Blazy, faisait état de "gens qui ne sont pas impulsifs, calmes et qui ont conscience de la douleur des victimes".

Tué sous les yeux de ses proches 

Le procès de la mort d'Ali Unlü concerne des faits en date du 15 décembre 2018. Ce jour-là, aux alentours de 18h30, l'homme de 45 ans est au volant de sa voiture sur le parking d'un centre commercial de Saint-Pierre-des-Corps. Il est accompagné de sa femme et de ses trois enfants, âgés de 6, 13 et 16 ans à l'époque. C'est à ce moment là que les frères Diawara, tout juste trentenaires, surgissent. Ils auraient alors porté des coups fatals à la victime, sous les yeux de ses proches.

Les deux accusés comparaissent jusqu'au jeudi 25 novembre pour "violence en réunion ayant entrainé la mort sans intention de la donner". Le procès déterminera le degré d'implication des deux jeunes hommes dans ce drame. Ils encourent jusqu'à 20 ans de prison.

Retrouvez le reportage de B. Du Faÿ et G. Grichois, daté de 2018 :

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