• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • POLITIQUE

Tours : des journées du “matrimoine” pour rendre hommage aux femmes qui ont fait l'Histoire

En 1941, des femmes anglaises permettent au rail de continuer ses activités - Photo d'illustration / © MEDIA DRUM WORLD/MAXPPP
En 1941, des femmes anglaises permettent au rail de continuer ses activités - Photo d'illustration / © MEDIA DRUM WORLD/MAXPPP

A l'occasion des journées du patrimoine les 21 et 22 septembre, l'association Osez Le Féminisme 37 appelle à ne pas oublier les femmes illustres. 

Par Yacha Hajzler

"Si la patrie accueille et reconnaît 72 hommes au Panthéon, elle ne reconnaît que 4 femmes, et nous souhaitons clamer : aux grandes femmes, la matrie reconnaissante !" Connaissez-vous Claudine Picardet ? Eve Curie ? Josette Audin ? Sans doute pas, et pourtant elles ont été chimiste, femme de lettre ou résistante


"Un manque de modèles"


Contre l'invisibilisation des femmes qui ont fait l'Histoire, l'association Osez Le Féminisme 37 organise pour la troisième année consécutive les "Journées du matrimoine", les 21 et 22 septembre. "Le terme de patrimoine ne met en avant que les hommes. On ne souhaite pas forcément des journées du matrimoine officielles, mais on pourrait changer le terme, parler par exemple d'héritage culturel, ça permet d'inclure tout le monde", avance Mélanie Goyeau, porte-parole. 

Pour elle, cacher les héroïnes d'hier revient à se priver de celles de demain. "Le manque de visibilité entraîne un manque de modèles et du coup un manque d'ambition, de confiance en soi. Les jeunes filles et femmes d'aujourd'hui n'ont personne à qui s'identifier et vont se dire qu'elles ne peuvent pas le faire. Ça nous ferme des portes."


Rendre la ville aux dames


A Tours, Osez le féminisme a déjà organisé plusieurs actions emblématiques, comme les visites guidées thématiques "les femmes dans la ville". "On a une action qui s'appelle "Fémicité" où l'on renomme symboliquement les rues avec des noms de femmes. A Paris, il y a 2% des rues qui portent des noms de femmes. Ou alors ce sont des allées, ou des impasses !" plaisante Mélanie Goyeau.

Le collectif a notamment fait une place dans les rues à Solitude, une femme qui a activement participé à l'abolition de l'esclavage, ou encore à la mathématicienne Emilie du Châtelet. 
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Maltraitance animale : l'ours Mischa soigné en urgence au refuge de

Les + Lus